Améliorer la gestion de l’eau dans un atelier laitier

 

La gestion de l’eau dans un atelier laitier

Nettoyage, désinfection, transport, l’eau est une ressource fondamentale pour les filières de transformation agroalimentaire des produits. En fromagerie, il faut en général de 1 à 5 litres d’eau pour transformer un litre de lait  selon le type de produit laitier fabriqué et le type de structure ! Avec le coût qui augmente chaque année et les risques sanitaires existants, l’eau est un véritable enjeu que les établissement d’enseignement agricole et alimentaire ont bien compris. Dans l’atelier de Mamirolle près de Besançon, on a mis en place de nouvelles pratiques pour économiser cette précieuse ressource. 

Pour optimiser leur consommation, l’atelier technologique de l’Enil modernise la partie « nettoyage en place » et développe un système de recyclage partiel de l’eau. Mieux, ils mettent en place un système permettant de réaliser différents tests utilisant de nouveaux produits alternatifs comme les produits enzymatiques. L’idée ? Remplacer les détergents alcalins principalement. Une analyse est ensuite réalisée sur les produits de nettoyage consommés et sur les rejets. Pour cela, toutes les eaux sont mesurées à l’entrée et la sortie du système. 

Sensibiliser les agriculteurs à la ressource en eau

Deuxième étape, sensibiliser les futurs opérateurs, c’est à dire les élèves à la gestion de la ressource en eau. L’idée : que les jeunes étudiants mettent en oeuvre et partagent ces nouvelles pratiques dans leur futur lieu de travail. L’objectif : utiliser moins d’eau tout en  respecteant les normes sanitaires et hygiénique. Ce travail implique activement les étudiants en BTS gestion et maîtrise de l’eau mais aussi ceux de la filière sciences et technologies des aliments

En 10 années, le ratio litre d’eau utilisé par litre de lait transformé a diminué d’environ 40% à l’ENIL de Mamirolle. Un cahier des bonnes pratiques sera disponible dans l’établissement. 

De nouveaux tests sont réalisés régulièrement et permettront de déterminer de nouvelles pratiques qui seront on l’espère les références de demain.