RiskAquaSoil : Quand l’Europe adapte son agriculture au changement climatique

Risk-AquaSoil et l’Association Climatologique de la Moyenne Garonne et du Sud-Ouest :


Objectif du projet : améliorer la résilience au sein des bassins versants pour améliorer l’adaptation au changement climatique.


Le changement climatique se fait de plus en plus ressentir : dans toute l’Europe la température continue d’augmenter. La température annuelle a augmenté en moyenne de +1.3 degrés à Agen sur 30 ans, +1 degrés à Lisbonne et même +0.5 à Valentia en Irlande.

Face à de tels défis, Des partenaires européens se sont réunis dans le cadre du projet RiskAquaSoil.

L’objectif : détecter et gérer les risques pour une réhabilitation des territoires ruraux. Il faut réfléchir à des réponses adaptées, car les impacts sur le territoire sont nombreux : érosion, inondation, incendies. Ils entraînent à leur tour baisse de fertilité des sols et de la qualité de l’eau, pertes économiques, lessivage des cultures etc…


Le projet Risk aquasoil répond avant tout aux besoins des territoires pour proposer des solutions viables et pérennes. Il s’agit d’instaurer une culture du risque commune pour améliorer la résilience face au changement climatique.
L’érosion est un enjeu majeur de nos territoires agricoles, surtout lors des extrêmes climatiques printaniers et automnaux.


L’Association Climatologique de la Moyenne-Garonne a développé ses propres outils pour étudier ce phénomène: La télédétection satellite radar, par exemple, permet d’observer les sols avec précision même sous couverture nuageuse ! Ainsi, les scientifiques peuvent cartographier les zones à risque de ruissellements rapidement, sur des zones étendues. En repérant les sols nus sur une pente de plus de 6%, la télédétection permet de chiffrer le risque. Pour mieux le diminuer.…

En parallèle, des capteurs de température et de niveau de l’eau sont disposés dans les cours d’eau pour relier le phénomène de ruissellement, l’état du cours d’eau et l’intensité des aléas.
Avec des modes d’observation qualitatifs et à coût limité, les risques peuvent être évalués partout , et surtout par tous.

Afin de proposer des solutions adaptées aux localités, l’association a interrogé les agriculteurs et Maires du Lot et Garonne. S’ils subissent l’érosion, la sècheresse et les inondations, 90% d’entre eux déclarent s’adapter aux aléas climatiques. Cependant aujourd’hui de nombreux agriculteurs sont à la recherche de solutions adaptées à leurs besoins : irrigation, recherche scientifique ou encore conseils commerciaux. Face à cette demande, l’ACMG propose diverses solutions toutes liées à l’eau et à la qualité des sols.


Pour Ralentir les écoulements, plusieurs méthodes existent : Améliorer la structure des sols est essentiel car un sol aéré limite les ruissellements et améliore la rétention en eau. l’association climatique a également testé la Charboline, une forme de charbon pyrolisé. Cette solution ingénieuse permet de recycler les déchets verts tout en améliorant la structure des sols et leur capacité de rétention d’eau. Les Zones tampon humides, ces Lacs nouvelles génération qui filtrent l’eau, sont également une solution. Les haies et couverts végétaux qui limitent les flux de ruissellement, le non labour, toutes ces méthodes peuvent être efficaces.


Améliorer la qualité et la quantité d’eau disponible profitera à tous : agriculteurs, habitants des espaces ruraux, des villes, industriels.
Ainsi aujourd’hui, face au réchauffement climatique, une nouvelle culture est en marche. Son but ? Mieux percevoir le risque… pour mieux s’y adapter.


Climate change is being felt more and more. Across Europe the temperature continues to rise.
Faced with such challenges, European partners have come together as part of the Risk-AquaSoil project.
The objective, to detect and manage risks for the rehabilitation of rural territories.

We must think about more suitable methods because the impacts on the territories are numerous.

They in turn lead to a decrease in soil fertility and water quality, economic losses, soil leaching, etc.

The Risk-AquaSoil project responds above all to regional projects to offer viable and lasting solutions.

It’s about building a common risk culture to improve resilience to climate change.

Erosion is one of the major challenges of our agricultural territories.

ACMG has therefore developed its own tools to study this phenomenon.

Satellite radar remote sensing, for example, makes it possible to observe soils with precision even under cloud cover.

So scientists can map areas at risk of rapid runoff over large areas.

By identifying bare ground according to slopes of more than 6 °, remote sensing makes it possible to quantify the risk in order to better reduce it.

At the same time, temperature and water level sensors are placed in the streams to link the phenomenon of runoff, the state of the stream and the intensity of the hazard.

With qualitative and low-cost observation methods, risks can be assessed everywhere, and especially by everyone.

In order to offer solutions adapted to localities, ACMG interviewed farmers and mayors of Lot-et-Garonne.

If they experience erosion, drought and flooding, 90% of them say they are adapting to the weather scourges.

However today many farmers are looking for solutions adapted to their needs: irrigation, scientific research or fair remuneration.

Faced with this demand, ACMG offers various solutions all related to water and soil quality.

To slow down the flow, several methods exist; improving soil structure is essential because aerated soil limits runoff and improves water retention.

ACMG is studying the contribution of biochar in plots at risk of erosion. Biochar comes from the pyrolysis of green waste.

This ingenious solution makes it possible to recycle green waste while improving the structure of soils and their water retention capacity.

Wet buffer zones and second generation lakes that filter water are also a solution.

Hedges, plant covers that reduce runoff flows, no tillage, all these methods can be effective.

Improving the quality and quantity of available water will benefit everyone; farmers, inhabitants of rural areas, biodiversity.

Winter and spring water stored and available in summer is used to reduce the daily thermal amplitude thanks to the evapotranspiration of the plants that use it.


So today in the face of global warming a new culture is on the move. Its goal is to better perceive the risk in order to better adapt to it

Projet Rural Femmes : améliorer le quotidien des femmes en milieu rural

Depuis toujours, les femmes ont joué un rôle fondamental dans notre agriculture. Dans toutes les tâches, toutes les filières, de l’élevage au maraîchage, des vignes aux grandes cultures, elles sont agricultrices, ingénieures, conseillères, éleveuses et techniciennes. 

Les femmes représentent aujourd’hui un tiers des actifs et un quart d’entre elles sont  cheffes d’exploitation. Mais dans ce secteur comme dans d’autres, les inégalités entre les femmes et les hommes existent. Elles sont même peut-être plus fortes dans les territoires ruraux :  mobilité, accès aux soins, offre de formation… Articuler les temps de vie est parfois un parcours de combattante. Pour améliorer l’égalité homme-femme en milieu rural, la connaissance est un enjeu fondamental.

Une formation adaptée aux femmes

Afin de mieux former les femmes agricultrices de demain, la Chambre d’Agriculture de Dordogne, avec quatre autres partenaires en Irlande, Allemagne et en Espagne, a créé le projet RURAL FEMMES. Ce projet Erasmus cherchera pendant trois ans à mutualiser les demandes et créer une formation adaptée aux agricultrices d’aujourd’hui et de demain. Plus généralement, cette recherche permettra de créer des supports utiles à destination des femmes habitants en milieu rural.

Si les jeunes exploitantes agricoles sont généralement plus diplômées que les hommes de la même classe d’âge, elles ont surtout des parcours plus diversifiés. De nouveaux profils d’agricultrices apparaissent, et elles sont de plus en plus nombreuses.

Les femmes apportent de nouvelles compétences, une vision différente quant à la conduite de l’exploitation et proposent souvent une diversification des activités : vente en circuits courts, transformation des produits, hébergement touristique, activités de loisirs, etc. Elles sont également souvent plus engagées dans l’agriculture biologique.

Grâce à l’étude réalisée par le projet Rural Femmes, des formations adaptées vont être mises en place et testées sur le terrain.

Un guide des bonnes pratiques sera également disponible auprès de votre chambre d’agriculture.

Faire évoluer la pédagogie en étudiant les agricultures durables

Ecophyto 4 – vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Le plan Ecophyto a transformé les pratiques pédagogiques des EPL participants. Que ce soit pour les enseignants ou pour les étudiants, l’implication dans les pratiques culturales de l’exploitation a fait évoluer les paradigmes habituels de la formation agricole.

Économiser le plastique agricole : le projet RAFU

1000 tonnes de plastique par an, c’est ce qu’utilisent les maraîchers français pour pailler leurs exploitations et protéger leurs sols. Le recyclage et la collecte de cet auxiliaire est un véritable enjeu économique et environnemental. Pourtant, ce n’est pas un plastique facile à recycler car il est souvent souillé parles végétaux, la terre et l’eau. Mais bien récolté et bien utilisé, il peut devenir un avantage pour l’agriculteur.

Le projet RAFU, améliorer la collecte et le recyclage des plastiques agricoles

 Créé par et pour les producteurs, invenio est la station d’expérimentation de la filière fruits et légumes en Nouvelle Aquitaine.  Elle a pour mission d’amélioration la performance des exploitations et la qualités de leurs produits. Agroécologie, machinisme, la plateforme est souvent à l’origine d’innovations. Pour améliorer les performance économiques et écologiques de la gestion des plastiques agricoles, plusieurs machines ont été créées et testées avec succès.   

Le projet Rafu a mis en place une technique innovante pour diviser par deux la souillure des plastiques agricoles. Concrètement, cela permet un meilleur recyclage mais aussi deux fois moins de camions pour les transporter. Testé sur les cultures de carotte des landes, le procédé réduit les coûts de 100 euros par hectare. La machine Rafu distribuée par Simo-neau permet de nettoyer la parcelle en un seul passage et de débarrasser les bâches de toute matières végétales. 

L’innovation majeure de l’outil est ainsi d’avoir intégré cette opération de nettoyage entre les opérations traditionnelles de binages et d’enroulage et de faire les trois opérations en simultané.

Déterminer les leviers les plus efficaces pour améliorer la « récolte » du plastique.  

Le projet Rafu II s’est ensuite intéressé à la question de la dépose des plastiques en vue d’améliorer leur qualité. Financé par l’Ademe en partenariat avec le comité des plastiques agricoles, Invenio a mis en place une véritable enquête de terrain : l’objectif ? Déterminer les leviers les plus efficaces pour améliorer la « récolte » du plastique. 

A l’heure actuelle, Rafu est testée sur des cultures de melon et devrait poursuivre son adaptation. 

Avec de tels avantages pour l’agriculteur et l’environnement, nulle doute que la machine créée par Invenio devrait faire du Rafu dans les champs.

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Agriculteur : quelles aides pour vous installer en Dordogne

L’accompagnement à l’installation avec la Chambre d’agriculture de Dordogne 

Portrait de Georgia Durand et Bastien Lecron

GAEC Le Jardin Maraicher à Parcoul-Chenaud

Portrait d’OLIVIER PETIT & THOMAS PETE

Earl PARC DU BROC à La Jemaye Ponteyraud

Chaque année, la chambre d’agriculture de Dordogne accompagne de nombreux agriculteurs dans leur installation. Grâce à la dotation Jeunes agriculteurs, ces entrepreneurs ont pu bénéficier d’une aide financière et technique adaptée.

C’est le cas de Georgia et Bastien, parents de 3 enfants, qui ont pu prendre le temps nécessaire pour mettre en place un circuit de commercialisation. 

Après une phase d’expérimentation ou Bastien garde son précédent emploi, ils constatent que l’activité est rentable, avec une demande forte en produits Bio.  

Young man in field

Très vite, Georgia intègre une AMAP à Saint-Aulaye, et propose ses produits sous forme de paniers bio. Avec l’association les Paniers de la Double, elle peut vendre directement ses produits aux consommateurs qui s’engagent à prendre un nombre de paniers au trimestre. Elle rejoint alors une seconde association et assure également des livraisons à la « Ruche qui dit oui », ce qui lui permet d’assurer la commercialisation d’une bonne partie de sa production. 

En 2018, Bastien quitte son emploi et rejoint Georgia. Il obtient lui aussi la Dotation jeunes agriculteurs et ensemble, ils créent le GAEC Le Jardin Maraicher. Depuis, le couple a décroché un nouveau circuit de vente avec une boutique de producteurs basée à Chalais en Charente. 

Aujourd’hui Bastien et Georgia font figures d’exemple en matière d’installation. Ils accueillent des personnes en phase d’installation et leur exploitation qui est devenue une « ferme référence » accueille des porteurs de projets et ponctuellement des stagiaires. 

 

Olivier Petit a lui aussi bénéficié de l’accompagnement de la Chambre d’Agriculture de Dordogne. Depuis 2008, il a repris l’exploitation de ses parents et compte un beau cheptel de 225 têtes qui s’étend sur 150 hectares. 

Avec la Chambre d’agriculture, Olivier relève deux défis : réorganiser l’exploitation suite à sa transmission et trouver un associé à Olivier pour pouvoir conserver le cheptel.

Grâce à un stage parrainage, un candidat à la reprise se fait connaître : c’est Thomas. Pendant un an, il sera aux côtés d’Olivier, en conditions réelles sur l’exploitation. Thomas entame des démarches pour s’installer rapidement et décroche une aide via la Dotation Jeunes agriculteurs en 2017 et c’est en janvier 2018 que les deux hommes deviennent associés de l’EARL Parc du Broc.

L’opération est un succès et ensemble, ils envisagent d’augmenter la surface de leur exploitation et d’atteindre l’autonomie alimentaire. 

Pour en savoir plus sur les aides et le suivi à l’installation, rendez vous sur le site de la Chambre de Dordogne.

Technicienne qui témoigne pour les deux profils de témoins : Saliha Hadj-Naceur, conseillère d’entreprise, référente installation.

 

Zone Tampon Humide : une solution pour préserver la qualité de l’eau ?

ZTH : Faire cheminer l’eau dans un bassin pendant  7 à 20 jours pour la dépolluer

Réduire efficacement les transferts par ruissellement ou par drainage des engrais et des pesticides est un enjeu fondamental pour la protection de la ressource en eau. Nous vous proposons de découvrir trois expériences d’installation de zones tampons humides artificielles par trois lycées agricoles, en partenariat avec les professionnels de leur territoire respectif, des acteurs de la recherche et du développement et avec le soutien notamment des Agences de l’eau et/ou des collectivités.

Rendez-vous à Yvetot, où a été mise en place la première zone tampon humide artificielle de Normandie sur une parcelle de l’exploitation du lycée, en partenariat avec  l’AREA  (association de recherche sur le ruissellement l’érosion et l’aménagement du sol et le syndicat d’eau du territoire). Ici, les problèmes liés aux normes d’eau potable nécessitent une réponse adaptée.

L’eau utilisée en agriculture passe dans la nappe phréatique via des cavités dans les structures calcaires. L’eau qui arrive au captage est polluée au delà des normes, il faut trouver des solutions.

Parmi les différentes pratiques testées, la zone tampon humide artificielle semble prometteuse. Son principe ? Faire cheminer l’eau dans un bassin creusé, pendant une durée de 7 à 20 jours. Après un passage dans une fosse de sédimentation, les eaux polluées sont exposées aux UV, qui dégradent les molécules nocives et également aux bactéries, dont l’implantation est favorisée par une végétalisation spécifique. La zone tampon est donc adaptée pour dépolluer les eaux superficielles et abaisser la contamination des milieux aquatiques.

ZTH : 50% d’efficacité selon les propriétés des molécules polluantes.

A Bourg-en-Bresse, la zone tampon humide artificielle a aussi une visée expérimentale et pédagogique. Accessible aux étudiants mais aussi aux agriculteurs de la région, elle permet de réaliser un suivi et des mesures sur plusieurs années.

D’après la bibliographie, l’efficacité moyenne des zones tampons humides artificielles pour l’abattement de la charge en pesticides et des résidus est d’environ 50% selon les propriétés des molécules polluantes. L’eau en sortie de zone peut donc toujours dépasser les normes en vigueur. Autre contrainte, la saisonnalité de la zone et les questions liées au foncier. De nombreux agriculteurs ont choisi d’adapter la méthode à leur territoire.

La zone tampon humide artificielle n’est pas «un système « magique » et doit être couplé à une évolution des pratiques agronomiques. Elle a aussi d’autres avantages notamment pour la biodiversité. En effet, les zones de grandes cultures sur plateaux forment souvent un obstacle à la circulation des espèces. Or, les zones humides participent à la restauration des continuités écologiques. Dans certaines régions, 80% des milieux humides ont disparu en un siècle. Qualité de l’eau, biodiversité et adaptation au climat, la zone tampon humide artificielle a donc de nombreux atouts. 

Serre mobile :un exemple d’auto-construction en agriculture

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes culturales et certains outils innovants sont difficiles à trouver. Une bonne solution permettant d’avoir un outil parfaitement sur mesure réside dans l’auto-construction. C’est ce que Victor Bovy, agriculteur à Longirod, a entrepris afin de convertir une de ses serres tunnel en serre mobile. Pour l’aider dans ce processus il a fait appel à l’atelier paysan:

Auto-construire avec l’atelier paysan c’est avant tout apprendre et participer à un perfectionnement constant des prototypes réalisés. C’est également la garantie de savoir ajuster et réparer ses outils en cas de besoin et donc de gagner en indépendance. Les plans développés par l’atelier paysan sont accessibles gratuitement sur leur site dans le but de partager le savoir et de rendre les agriculteurs maîtres de leurs outils. Ils organisent également des formations régulières pour apprendre les bases du travail du métal et de la lecture de plan.

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Rester maître de ses outils

Dans ce cas de figure l’auto-construction a permis de recycler une vielle serre tunnel et d’en faire un outil beaucoup plus polyvalent, qui correspond parfaitement aux envies et à la façon de travailler de Victor.

L’auto-construction est donc intéressante à bien des égards; elle permet de développer des solutions adaptées à la variabilité des contextes et des méthodes de travail, de rester maître de ses outils et également de favoriser les échanges et le perfectionnement de machine pour un travail de qualité correspondant au personnalité et aux convictions de chacun.   

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Le projet Res’eau : préserver la ressource en eau pour l’agriculture

 

Une aventure menée par plusieurs lycées agricoles de France

Ce matin, au lycée agrotech agricole de vienne dans l’Isère, des étudiants testent la qualité des eaux d’un captage voisin. Ils effectuent toutes les opérations nécessaires à son analyse précise chimique et enregistrent les résultats. En effet, l’aire d’alimentation est vulnérable au risque nitrates et pesticides, augmenté par les exploitation agricole lié en partie aux activités agricoles. C’est donc que les étudiants ont mené à bien ce travail en partenariat avec le lycée agricole de Saint Genis Laval

En effet, préserver l’eau et sa qualité, c’est l’affaire de tous. Face au dérèglement climatique et aux questions posées aux modèles agricoles actuels, il faut faire preuve d’innovation. Face à ce défi, les lycées agricoles s’engagent en nombre sur le terrain et dans leur approche pédagogique. L’objectif ? Améliorer l’efficacité et la diffusion des pratiques vertueuses pour la préservation de cette ressource commune et inestimable qu’est l’eau.

Ici, à Castelnaudary, le Treboul longe le canal du Midi. Problème, son état de dégradation est alarmant préoccupant : nitrates, pesticides, les taux sont trop élevés et les parcelles en bordure de ruisseau agriculteurs doivent adapter leurs pratiques pour réduire les transferts de polluants vers les masses d’eau. Pour ce faire, le l’exploitation du lycée agricole a fait évoluer les pratiques de son exploitation son système de culture : un nouveau système de passage en production en bio a vu le jour et les vignes ont été remplacées par une rotation en grande culture. Plus encore, le désherbage est maintenant mécanique et les intrants ont diminué de plus de 50%.

Mais le changement de pratiques agricoles n’est pas la seule action menée ici, le lycée a aussi fait le choix d’installer une zone tampon humide artificielle. Rendez vous maintenant au lycée agricole d’Yvetot, en Normandie que où se trouve la une autre zone tampon humide (ZTH). 

Mais au fait : une ZTH, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une zone d’un bassin creusé dans lequel les eaux de ruissellement et de drainage circulent et sont purifiées traitées naturellement par la dégradation des particules toxiques : l’eau acheminée vers la zone tampon humide va rester environ deux semaines et circuler sur un parcours durant lequel les UV du soleil vont dégrader les molécules nocives.  La plantation de roseaux permet également de fixer des microorganismes qui vont se nourrir des intrants et les dégrader compléter cette dégradation. Cet aménagement va donc agir sur l’eau… et améliorer grandement sa qualité de l’eau en aval en dégradant les molécules nocives. 1 000 mètres cubes, 2 500 mètres carrés, la zone tampon d’Yvetot est un support pédagogique grandeur nature pour améliorer la qualité de l’eau. en étudier son impact

Aquaponie : l’eau est presque totalement recyclée en permanence

A La Canourgue, en Lozère, on a abordé la problématique des intrants et de la gestion des effluents piscicoles grâce à en expérimentant une autre technique innovante : l’aquaponie. Grâce à une production rationalisée de poissons couplée à des cultures végétales en hydroponie, l’eau est presque totalement recyclée en permanence : l’eau sale chargée en sortie des poissons sert à alimenter en nutriments des serres en maraîchage et en horticulture : résultat, une efficience agronomique étonnante.  

De plus, les boues et les effluents ultimes issues de la pisciculture en circuit ouvert et des bassins d’aquaponie sont traitées par des lombrics et valorisés sous forme de compost !

Là encore, les premières secondes ne me semblent pas utiles (de 5’54 à 5’59). Par contre, pourrait-on incruster les 3 produits dont il parle issu du lombricompostage ?

Préserver la qualité de l’eau n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas le seul enjeu. Dans les filières où le nettoyage est important, il faudra est important aussi mieux de l’économiser. C’est la raison pour laquelle l’ENIL Le lycée agricole de Mamirolle a mis en place un système d’économie d’eau s’y investit ? pour son atelier de transformation laitière.

En vue de substituer les produits de nettoyage, les étudiants ont testé plusieurs systèmes et différentes solutions et mesuré leur efficacité désinfectante. Un cahier de bonnes pratiques et un livrable pour les professionnels ont a été réalisé, pour les professionnels…et pour les autres étudiants !

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Un système complexe et ouvert sur la société

Au lycée agricole de Bourg en Bresse,  les agriculteurs de demain apprennent également à voir l’exploitation comme un système complexe et ouvert sur la société. De la pratique agricole production jusqu’à la valorisation, l’agriculture est un métier résolument aux interactions sociales où l’on gagne à développer des partenariats.  L’équipe a donc développé noué un partenariat avec le syndicat du bassin versant voisin et permis pour permettre aux étudiants de découvrir concrètement  rencontrer les acteurs de  leur région. …et de créer un jeu de rôle sur la gestion de l’eau…

A Perpignan, les étudiants ont travaillé à la modélisation d’un serious game ou jeu sérieux sur la gestion concertée de l’eau sur le territoire local. Aujourd’hui, c’est jour de test. Les étudiants d’autres filières viennent apprendre en s’amusant sur les problématiques liées à l’eau.

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Ces quelques exemples témoignent de la transition technique, agroécologique et pédagogique menée dans l’enseignement agricole en lien avec le territoire, pour que les futurs agriculteurs et citoyens soient acteurs d’une gestion durable et concertée de l’eau. La mise en réseau à un niveau national assure une facilitation des échanges, de la professionnalisation des personnels, de la mutualisation des compétences et des outils créés, pour une meilleure synergie des effets…

. Réalisé avec le soutien du Réseau rural Français et du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Direction générale de l’enseignement et de la recherche

(et : europ-feader, réseau rural français, marianne, aventure du vivant)

. Réso’them/eau et EPLEFPA Bourg-en-Bresse 2020 (et reso’them eau et les Sardières)

  • Les vidéos plus hauts ont été tournées et réalisées par miamedia. Pour plus d’information sur nos prestations de valorisation scientifique, contactez-nous vite !

 

Améliorer la gestion de l’eau dans un atelier laitier

La gestion de l’eau dans un atelier laitier

Nettoyage, désinfection, transport, l’eau est une ressource fondamentale pour les filières de transformation agroalimentaire des produits. En fromagerie, il faut en général de 1 à 5 litres d’eau pour transformer un litre de lait  selon le type de produit laitier fabriqué et le type de structure ! Avec le coût qui augmente chaque année et les risques sanitaires existants, l’eau est un véritable enjeu que les établissement d’enseignement agricole et alimentaire ont bien compris. Dans l’atelier de Mamirolle près de Besançon, on a mis en place de nouvelles pratiques pour économiser cette précieuse ressource. 

Pour optimiser leur consommation, l’atelier technologique de l’Enil modernise la partie « nettoyage en place » et développe un système de recyclage partiel de l’eau. Mieux, ils mettent en place un système permettant de réaliser différents tests utilisant de nouveaux produits alternatifs comme les produits enzymatiques. L’idée ? Remplacer les détergents alcalins principalement. Une analyse est ensuite réalisée sur les produits de nettoyage consommés et sur les rejets. Pour cela, toutes les eaux sont mesurées à l’entrée et la sortie du système. 

Sensibiliser les agriculteurs à la ressource en eau

Deuxième étape, sensibiliser les futurs opérateurs, c’est à dire les élèves à la gestion de la ressource en eau. L’idée : que les jeunes étudiants mettent en oeuvre et partagent ces nouvelles pratiques dans leur futur lieu de travail. L’objectif : utiliser moins d’eau tout en  respecteant les normes sanitaires et hygiénique. Ce travail implique activement les étudiants en BTS gestion et maîtrise de l’eau mais aussi ceux de la filière sciences et technologies des aliments

En 10 années, le ratio litre d’eau utilisé par litre de lait transformé a diminué d’environ 40% à l’ENIL de Mamirolle. Un cahier des bonnes pratiques sera disponible dans l’établissement. 

De nouveaux tests sont réalisés régulièrement et permettront de déterminer de nouvelles pratiques qui seront on l’espère les références de demain.

Le projet Breakslip

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? 

C’est le projet Breakslip.

Il a vu le jour en Grande Bretagne

Des viticulteurs de Dordogne s’en sont emparés.

Chaque agriculteur plante des culottes en coton à 20 cm en dessous de la surface.

Les bactéries, insectes et mollusques vont les dévorer !

Et on obtient des informations sur la vie présente dans le sol.

On peut tester des itinéraires techniques différents…

… et développer la biodiversité.

Plus ils sont vivants, plus les sols résistent au changement climatique.

Un enjeu écologique … et économique.

Vous aussi, plantez vos culottes !

Pour participer 

Rendez-vous sur le site de la Chambre d’Agriculture de Dordogne

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? 

C’est le projet Breakslip.

Il a vu le jour en Grande Bretagne

Des viticulteurs de Dordogne s’en sont emparés.

Chaque agriculteur plante des culottes en coton à 20 cm en dessous de la surface.

Les bactéries, insectes et mollusques vont les dévorer !

En comparant les exploitations et les terroirs, on obtient des informations sur la vie présente dans le sol.

On peut tester des itinéraires techniques différents…

… et développer la biodiversité.

Plus ils sont vivants, plus les sols résistent au changement climatique.

C’est donc un enjeu écologique … et économique.

Vous aussi, plantez vos culottes !

Pour participer 

Rendez-vous sur le site de la Chambre d’Agriculture de Dordogne