Économiser le plastique agricole : le projet RAFU

 

1000 tonnes de plastique par an, c’est ce qu’utilisent les maraîchers français pour pailler leurs exploitations et protéger leurs sols. Le recyclage et la collecte de cet auxiliaire est un véritable enjeu économique et environnemental. Pourtant, ce n’est pas un plastique facile à recycler car il est souvent souillé parles végétaux, la terre et l’eau. Mais bien récolté et bien utilisé, il peut devenir un avantage pour l’agriculteur.

Le projet RAFU, améliorer la collecte et le recyclage des plastiques agricoles

 Créé par et pour les producteurs, invenio est la station d’expérimentation de la filière fruits et légumes en Nouvelle Aquitaine.  Elle a pour mission d’amélioration la performance des exploitations et la qualités de leurs produits. Agroécologie, machinisme, la plateforme est souvent à l’origine d’innovations. Pour améliorer les performance économiques et écologiques de la gestion des plastiques agricoles, plusieurs machines ont été créées et testées avec succès.   

Le projet Rafu a mis en place une technique innovante pour diviser par deux la souillure des plastiques agricoles. Concrètement, cela permet un meilleur recyclage mais aussi deux fois moins de camions pour les transporter. Testé sur les cultures de carotte des landes, le procédé réduit les coûts de 100 euros par hectare. La machine Rafu distribuée par Simo-neau permet de nettoyer la parcelle en un seul passage et de débarrasser les bâches de toute matières végétales. 

L’innovation majeure de l’outil est ainsi d’avoir intégré cette opération de nettoyage entre les opérations traditionnelles de binages et d’enroulage et de faire les trois opérations en simultané.

Déterminer les leviers les plus efficaces pour améliorer la « récolte » du plastique.  

Le projet Rafu II s’est ensuite intéressé à la question de la dépose des plastiques en vue d’améliorer leur qualité. Financé par l’Ademe en partenariat avec le comité des plastiques agricoles, Invenio a mis en place une véritable enquête de terrain : l’objectif ? Déterminer les leviers les plus efficaces pour améliorer la « récolte » du plastique. 

A l’heure actuelle, Rafu est testée sur des cultures de melon et devrait poursuivre son adaptation. 

Avec de tels avantages pour l’agriculteur et l’environnement, nulle doute que la machine créée par Invenio devrait faire du Rafu dans les champs.

 

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Agriculteur : quelles aides pour vous installer en Dordogne

L’accompagnement à l’installation avec la Chambre d’agriculture de Dordogne 

Portrait de Georgia Durand et Bastien Lecron

GAEC Le Jardin Maraicher à Parcoul-Chenaud

Portrait d’OLIVIER PETIT & THOMAS PETE

Earl PARC DU BROC à La Jemaye Ponteyraud

Chaque année, la chambre d’agriculture de Dordogne accompagne de nombreux agriculteurs dans leur installation. Grâce à la dotation Jeunes agriculteurs, ces entrepreneurs ont pu bénéficier d’une aide financière et technique adaptée.

C’est le cas de Georgia et Bastien, parents de 3 enfants, qui ont pu prendre le temps nécessaire pour mettre en place un circuit de commercialisation. 

Après une phase d’expérimentation ou Bastien garde son précédent emploi, ils constatent que l’activité est rentable, avec une demande forte en produits Bio.  

Young man in field

Très vite, Georgia intègre une AMAP à Saint-Aulaye, et propose ses produits sous forme de paniers bio. Avec l’association les Paniers de la Double, elle peut vendre directement ses produits aux consommateurs qui s’engagent à prendre un nombre de paniers au trimestre. Elle rejoint alors une seconde association et assure également des livraisons à la « Ruche qui dit oui », ce qui lui permet d’assurer la commercialisation d’une bonne partie de sa production. 

En 2018, Bastien quitte son emploi et rejoint Georgia. Il obtient lui aussi la Dotation jeunes agriculteurs et ensemble, ils créent le GAEC Le Jardin Maraicher. Depuis, le couple a décroché un nouveau circuit de vente avec une boutique de producteurs basée à Chalais en Charente. 

Aujourd’hui Bastien et Georgia font figures d’exemple en matière d’installation. Ils accueillent des personnes en phase d’installation et leur exploitation qui est devenue une « ferme référence » accueille des porteurs de projets et ponctuellement des stagiaires. 

 

Olivier Petit a lui aussi bénéficié de l’accompagnement de la Chambre d’Agriculture de Dordogne. Depuis 2008, il a repris l’exploitation de ses parents et compte un beau cheptel de 225 têtes qui s’étend sur 150 hectares. 

Avec la Chambre d’agriculture, Olivier relève deux défis : réorganiser l’exploitation suite à sa transmission et trouver un associé à Olivier pour pouvoir conserver le cheptel.

Grâce à un stage parrainage, un candidat à la reprise se fait connaître : c’est Thomas. Pendant un an, il sera aux côtés d’Olivier, en conditions réelles sur l’exploitation. Thomas entame des démarches pour s’installer rapidement et décroche une aide via la Dotation Jeunes agriculteurs en 2017 et c’est en janvier 2018 que les deux hommes deviennent associés de l’EARL Parc du Broc.

L’opération est un succès et ensemble, ils envisagent d’augmenter la surface de leur exploitation et d’atteindre l’autonomie alimentaire. 

Pour en savoir plus sur les aides et le suivi à l’installation, rendez vous sur le site de la Chambre de Dordogne.

Technicienne qui témoigne pour les deux profils de témoins : Saliha Hadj-Naceur, conseillère d’entreprise, référente installation.

 

Zone Tampon Humide : une solution pour préserver la qualité de l’eau ?

ZTH : Faire cheminer l’eau dans un bassin pendant  7 à 20 jours pour la dépolluer

Réduire efficacement les transferts par ruissellement ou par drainage des engrais et des pesticides est un enjeu fondamental pour la protection de la ressource en eau. Nous vous proposons de découvrir trois expériences d’installation de zones tampons humides artificielles par trois lycées agricoles, en partenariat avec les professionnels de leur territoire respectif, des acteurs de la recherche et du développement et avec le soutien notamment des Agences de l’eau et/ou des collectivités.

Rendez-vous à Yvetot, où a été mise en place la première zone tampon humide artificielle de Normandie sur une parcelle de l’exploitation du lycée, en partenariat avec  l’AREA  (association de recherche sur le ruissellement l’érosion et l’aménagement du sol et le syndicat d’eau du territoire). Ici, les problèmes liés aux normes d’eau potable nécessitent une réponse adaptée.

L’eau utilisée en agriculture passe dans la nappe phréatique via des cavités dans les structures calcaires. L’eau qui arrive au captage est polluée au delà des normes, il faut trouver des solutions.

Parmi les différentes pratiques testées, la zone tampon humide artificielle semble prometteuse. Son principe ? Faire cheminer l’eau dans un bassin creusé, pendant une durée de 7 à 20 jours. Après un passage dans une fosse de sédimentation, les eaux polluées sont exposées aux UV, qui dégradent les molécules nocives et également aux bactéries, dont l’implantation est favorisée par une végétalisation spécifique. La zone tampon est donc adaptée pour dépolluer les eaux superficielles et abaisser la contamination des milieux aquatiques.

ZTH : 50% d’efficacité selon les propriétés des molécules polluantes.

A Bourg-en-Bresse, la zone tampon humide artificielle a aussi une visée expérimentale et pédagogique. Accessible aux étudiants mais aussi aux agriculteurs de la région, elle permet de réaliser un suivi et des mesures sur plusieurs années.

D’après la bibliographie, l’efficacité moyenne des zones tampons humides artificielles pour l’abattement de la charge en pesticides et des résidus est d’environ 50% selon les propriétés des molécules polluantes. L’eau en sortie de zone peut donc toujours dépasser les normes en vigueur. Autre contrainte, la saisonnalité de la zone et les questions liées au foncier. De nombreux agriculteurs ont choisi d’adapter la méthode à leur territoire.

La zone tampon humide artificielle n’est pas «un système « magique » et doit être couplé à une évolution des pratiques agronomiques. Elle a aussi d’autres avantages notamment pour la biodiversité. En effet, les zones de grandes cultures sur plateaux forment souvent un obstacle à la circulation des espèces. Or, les zones humides participent à la restauration des continuités écologiques. Dans certaines régions, 80% des milieux humides ont disparu en un siècle. Qualité de l’eau, biodiversité et adaptation au climat, la zone tampon humide artificielle a donc de nombreux atouts. 

 

 

Serre mobile :un exemple d’auto-construction en agriculture

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes culturales et certains outils innovants sont difficiles à trouver. Une bonne solution permettant d’avoir un outil parfaitement sur mesure réside dans l’auto-construction. C’est ce que Victor Bovy, agriculteur à Longirod, a entrepris afin de convertir une de ses serres tunnel en serre mobile. Pour l’aider dans ce processus il a fait appel à l’atelier paysan:

Auto-construire avec l’atelier paysan c’est avant tout apprendre et participer à un perfectionnement constant des prototypes réalisés. C’est également la garantie de savoir ajuster et réparer ses outils en cas de besoin et donc de gagner en indépendance. Les plans développés par l’atelier paysan sont accessibles gratuitement sur leur site dans le but de partager le savoir et de rendre les agriculteurs maîtres de leurs outils. Ils organisent également des formations régulières pour apprendre les bases du travail du métal et de la lecture de plan.

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Rester maître de ses outils

Dans ce cas de figure l’auto-construction a permis de recycler une vielle serre tunnel et d’en faire un outil beaucoup plus polyvalent, qui correspond parfaitement aux envies et à la façon de travailler de Victor.

L’auto-construction est donc intéressante à bien des égards; elle permet de développer des solutions adaptées à la variabilité des contextes et des méthodes de travail, de rester maître de ses outils et également de favoriser les échanges et le perfectionnement de machine pour un travail de qualité correspondant au personnalité et aux convictions de chacun.   

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Le projet Res’eau : préserver la ressource en eau pour l’agriculture

 

Une aventure menée par plusieurs lycées agricoles de France

Ce matin, au lycée agrotech agricole de vienne dans l’Isère, des étudiants testent la qualité des eaux d’un captage voisin. Ils effectuent toutes les opérations nécessaires à son analyse précise chimique et enregistrent les résultats. En effet, l’aire d’alimentation est vulnérable au risque nitrates et pesticides, augmenté par les exploitation agricole lié en partie aux activités agricoles. C’est donc que les étudiants ont mené à bien ce travail en partenariat avec le lycée agricole de Saint Genis Laval

En effet, préserver l’eau et sa qualité, c’est l’affaire de tous. Face au dérèglement climatique et aux questions posées aux modèles agricoles actuels, il faut faire preuve d’innovation. Face à ce défi, les lycées agricoles s’engagent en nombre sur le terrain et dans leur approche pédagogique. L’objectif ? Améliorer l’efficacité et la diffusion des pratiques vertueuses pour la préservation de cette ressource commune et inestimable qu’est l’eau.

Ici, à Castelnaudary, le Treboul longe le canal du Midi. Problème, son état de dégradation est alarmant préoccupant : nitrates, pesticides, les taux sont trop élevés et les parcelles en bordure de ruisseau agriculteurs doivent adapter leurs pratiques pour réduire les transferts de polluants vers les masses d’eau. Pour ce faire, le l’exploitation du lycée agricole a fait évoluer les pratiques de son exploitation son système de culture : un nouveau système de passage en production en bio a vu le jour et les vignes ont été remplacées par une rotation en grande culture. Plus encore, le désherbage est maintenant mécanique et les intrants ont diminué de plus de 50%.

Mais le changement de pratiques agricoles n’est pas la seule action menée ici, le lycée a aussi fait le choix d’installer une zone tampon humide artificielle. Rendez vous maintenant au lycée agricole d’Yvetot, en Normandie que où se trouve la une autre zone tampon humide (ZTH). 

Mais au fait : une ZTH, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une zone d’un bassin creusé dans lequel les eaux de ruissellement et de drainage circulent et sont purifiées traitées naturellement par la dégradation des particules toxiques : l’eau acheminée vers la zone tampon humide va rester environ deux semaines et circuler sur un parcours durant lequel les UV du soleil vont dégrader les molécules nocives.  La plantation de roseaux permet également de fixer des microorganismes qui vont se nourrir des intrants et les dégrader compléter cette dégradation. Cet aménagement va donc agir sur l’eau… et améliorer grandement sa qualité de l’eau en aval en dégradant les molécules nocives. 1 000 mètres cubes, 2 500 mètres carrés, la zone tampon d’Yvetot est un support pédagogique grandeur nature pour améliorer la qualité de l’eau. en étudier son impact

Aquaponie : l’eau est presque totalement recyclée en permanence

A La Canourgue, en Lozère, on a abordé la problématique des intrants et de la gestion des effluents piscicoles grâce à en expérimentant une autre technique innovante : l’aquaponie. Grâce à une production rationalisée de poissons couplée à des cultures végétales en hydroponie, l’eau est presque totalement recyclée en permanence : l’eau sale chargée en sortie des poissons sert à alimenter en nutriments des serres en maraîchage et en horticulture : résultat, une efficience agronomique étonnante.  

De plus, les boues et les effluents ultimes issues de la pisciculture en circuit ouvert et des bassins d’aquaponie sont traitées par des lombrics et valorisés sous forme de compost !

Là encore, les premières secondes ne me semblent pas utiles (de 5’54 à 5’59). Par contre, pourrait-on incruster les 3 produits dont il parle issu du lombricompostage ?

Préserver la qualité de l’eau n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas le seul enjeu. Dans les filières où le nettoyage est important, il faudra est important aussi mieux de l’économiser. C’est la raison pour laquelle l’ENIL Le lycée agricole de Mamirolle a mis en place un système d’économie d’eau s’y investit ? pour son atelier de transformation laitière.

En vue de substituer les produits de nettoyage, les étudiants ont testé plusieurs systèmes et différentes solutions et mesuré leur efficacité désinfectante. Un cahier de bonnes pratiques et un livrable pour les professionnels ont a été réalisé, pour les professionnels…et pour les autres étudiants !

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Un système complexe et ouvert sur la société

Au lycée agricole de Bourg en Bresse,  les agriculteurs de demain apprennent également à voir l’exploitation comme un système complexe et ouvert sur la société. De la pratique agricole production jusqu’à la valorisation, l’agriculture est un métier résolument aux interactions sociales où l’on gagne à développer des partenariats.  L’équipe a donc développé noué un partenariat avec le syndicat du bassin versant voisin et permis pour permettre aux étudiants de découvrir concrètement  rencontrer les acteurs de  leur région. …et de créer un jeu de rôle sur la gestion de l’eau…

A Perpignan, les étudiants ont travaillé à la modélisation d’un serious game ou jeu sérieux sur la gestion concertée de l’eau sur le territoire local. Aujourd’hui, c’est jour de test. Les étudiants d’autres filières viennent apprendre en s’amusant sur les problématiques liées à l’eau.

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Ces quelques exemples témoignent de la transition technique, agroécologique et pédagogique menée dans l’enseignement agricole en lien avec le territoire, pour que les futurs agriculteurs et citoyens soient acteurs d’une gestion durable et concertée de l’eau. La mise en réseau à un niveau national assure une facilitation des échanges, de la professionnalisation des personnels, de la mutualisation des compétences et des outils créés, pour une meilleure synergie des effets…

. Réalisé avec le soutien du Réseau rural Français et du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Direction générale de l’enseignement et de la recherche

(et : europ-feader, réseau rural français, marianne, aventure du vivant)

. Réso’them/eau et EPLEFPA Bourg-en-Bresse 2020 (et reso’them eau et les Sardières)

  • Les vidéos plus hauts ont été tournées et réalisées par miamedia. Pour plus d’information sur nos prestations de valorisation scientifique, contactez-nous vite !

 

Améliorer la gestion de l’eau dans un atelier laitier

 

La gestion de l’eau dans un atelier laitier

Nettoyage, désinfection, transport, l’eau est une ressource fondamentale pour les filières de transformation agroalimentaire des produits. En fromagerie, il faut en général de 1 à 5 litres d’eau pour transformer un litre de lait  selon le type de produit laitier fabriqué et le type de structure ! Avec le coût qui augmente chaque année et les risques sanitaires existants, l’eau est un véritable enjeu que les établissement d’enseignement agricole et alimentaire ont bien compris. Dans l’atelier de Mamirolle près de Besançon, on a mis en place de nouvelles pratiques pour économiser cette précieuse ressource. 

Pour optimiser leur consommation, l’atelier technologique de l’Enil modernise la partie « nettoyage en place » et développe un système de recyclage partiel de l’eau. Mieux, ils mettent en place un système permettant de réaliser différents tests utilisant de nouveaux produits alternatifs comme les produits enzymatiques. L’idée ? Remplacer les détergents alcalins principalement. Une analyse est ensuite réalisée sur les produits de nettoyage consommés et sur les rejets. Pour cela, toutes les eaux sont mesurées à l’entrée et la sortie du système. 

Sensibiliser les agriculteurs à la ressource en eau

Deuxième étape, sensibiliser les futurs opérateurs, c’est à dire les élèves à la gestion de la ressource en eau. L’idée : que les jeunes étudiants mettent en oeuvre et partagent ces nouvelles pratiques dans leur futur lieu de travail. L’objectif : utiliser moins d’eau tout en  respecteant les normes sanitaires et hygiénique. Ce travail implique activement les étudiants en BTS gestion et maîtrise de l’eau mais aussi ceux de la filière sciences et technologies des aliments

En 10 années, le ratio litre d’eau utilisé par litre de lait transformé a diminué d’environ 40% à l’ENIL de Mamirolle. Un cahier des bonnes pratiques sera disponible dans l’établissement. 

De nouveaux tests sont réalisés régulièrement et permettront de déterminer de nouvelles pratiques qui seront on l’espère les références de demain.

Le projet Breakslip

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? 

C’est le projet Breakslip.

Il a vu le jour en Grande Bretagne

Des viticulteurs de Dordogne s’en sont emparés.

Chaque agriculteur plante des culottes en coton à 20 cm en dessous de la surface.

Les bactéries, insectes et mollusques vont les dévorer !

Et on obtient des informations sur la vie présente dans le sol.

On peut tester des itinéraires techniques différents…

… et développer la biodiversité.

Plus ils sont vivants, plus les sols résistent au changement climatique.

Un enjeu écologique … et économique.

Vous aussi, plantez vos culottes !

Pour participer 

Rendez-vous sur le site de la Chambre d’Agriculture de Dordogne

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? 

C’est le projet Breakslip.

Il a vu le jour en Grande Bretagne

Des viticulteurs de Dordogne s’en sont emparés.

Chaque agriculteur plante des culottes en coton à 20 cm en dessous de la surface.

Les bactéries, insectes et mollusques vont les dévorer !

En comparant les exploitations et les terroirs, on obtient des informations sur la vie présente dans le sol.

On peut tester des itinéraires techniques différents…

… et développer la biodiversité.

Plus ils sont vivants, plus les sols résistent au changement climatique.

C’est donc un enjeu écologique … et économique.

Vous aussi, plantez vos culottes !

Pour participer 

Rendez-vous sur le site de la Chambre d’Agriculture de Dordogne

https://vimeo.com/402520371

DEPHY DORDOGNE from Miamedia TV on Vimeo.

Les réseaux Dephy en Dordogne : « ensemble on va plus loin »

https://vimeo.com/402520371Partager, échanger, développer les bonnes pratiques au sein de leurs exploitations, c’est le choix qu’ont fait ces agriculteurs de Dordogne en intégrant le réseau Dephy. Ensemble, ils se sont lancé un objectif précis : moins 50% d’utilisation de produits phytosanitaires sur leurs exploitations d’ici 2020.

Action phare du plan Ecophyto, le réseau Dephy est une opération nationale visant à stimuler l’innovation et découvrir des alternatives aux pesticides. En France, ils sont plus de 3000 agriculteurs à participer à cette expérience grandeur nature. En Dordogne, c’est quatre réseaux Dephy qui ont vu le jour, en viticulture, mais aussi en polyculture élevage ou encore pour la culture des noyers et des fraises. 

Parce que chaque terroir est différent, il n’y a pas de recette toute faite : pour savoir si une pratique est efficace il faut la tester. Les agriculteurs du réseau Dephy se réunissent donc souvent pour observer les parcelles expérimentales de leurs partenaires. Couverts végétaux, rotations, biodiversité, observation des cultures, autant de techniques développées pour moins utiliser les pesticides, et du même coup réaliser des économies. Les 48 fermes de Dordogne abritent des « agriculteurs chercheurs » qui ont le goût de leur métier.

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Les agriculteurs du réseau Dephy Dordogne ont d’ors et déjà réussi à diminuer de 30% leur consommation d’intrants et ont testé de nombreuses techniques culturales innovantes.  Les économies réalisées et l’émulation des projets leur a également permis de lancer des projets originaux avec le concours de leur région. Plus encore, en échangeant ensemble, ils ont développé du lien social et ont développé une attache nouvelle à leur territoire. Pour rejoindre le réseau Dephy, rendez-vous vite sur le site de la chambre !

Le réseau DEPHY, réseau de Démonstration, Expérimentation et Production de références sur les systèmes économes en phytosanitaires constitue une action majeure du plan Écophyto.

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Ce réseau a vocation à développer, mutualiser et diffuser les expériences réussies de systèmes de culture réduisant fortement l’usage des produits phytosanitaires. Il permet entre autres d’acquérir des références sur des systèmes de culture déjà économes en produits phytosanitaires et sur des systèmes évoluant vers une diminution de l’usage de pesticides.

Le dispositif FERME est composé de groupes d’exploitations (1 900 fermes) qui couvrent les cinq types de productions que sont la polyculture-élevage, les grandes cultures, l’arboriculture fruitière, les productions légumières, la viticulture, l’horticulture et les cultures tropicales.

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Le dispositif EXPE encourage les expérimentations de pratiques et systèmes de cultures économes en pesticides, en stations expérimentales ou sites ateliers. Toutes les filières de production végétale sont éligibles, qu’il s’agisse de cultures annuelles ou pérennes.

La région Nouvelle-Aquitaine est celle qui compte le plus grand nombre de réseaux de fermes.
Elle compte en effet 45 réseaux animés chacun par un ingénieur et coordonnés par 9 ingénieurs territoriaux. Ces 45 réseaux de fermes réunissent 506 agriculteurs et se répartissent sur le territoire de la façon suivante :

Filière Aquitaine Limousin Poitou-Charentes Total
Polyculture-élevage 2 4 8 14
Viticulture 8 5 13
Grandes cultures 1 4 5
Arboriculture 2 1 2 5
Maraichage/légumes 1 2 3
Maraichage/fruits rouges 1 1 1 3
Horticulture/pépinières 2 2
Total 17 8 20 45

Pour en savoir plus :

Le réseau DEPHY Objectifs et organisation – Extrait de la Synthèse 2014

Accompagner l’évolution des compétences de l’Ingenieur Réseau – Extrait de la Synthèse 2014

Méthodes & Concepts – Extrait de la Synthèse 2014

Un réseau qui partage son expérience – Extrait de la Synthèse 2014

 

Livrer le lait sur le pas de la porte : un charme moderne

Livraison du lait sur le pas de la porte : une pratique innovante !

La situation économique des exploitations laitières devenant de plus en plus précaire, certains agriculteurs ont élaborés des solutions innovantes pour pouvoir continuer la pratique de leur métier. C’est le cas d’Alain Chabloz, qui gère une exploitation de 90ha. Depuis 2011, afin d’obtenir une meilleure rémunération d’une partie de sa production, il a développé la vente de lait directe. Découvrez son histoire dans la vidéo ci-dessus.

Après la grève de 2009, afin de ne pas gâcher le lait non commercialisé, Alain et sa famille transforme le lait en crème et en beurre afin de l’écouler localement, au bouche à oreille. Constatant l’intérêt général, ils cherchent à développer le créneau mais les normes d’hygiènes les poussent à trouver une alternative moins contraignante. La vente directe du lait cru apparait alors comme une bonne solution.
Après la demande de certains consommateurs, ils se décident à tenter la vente directe. Les clients répondent rapidement présent et ce jusqu’à Renens-Prilly.

Agriculteurs laitiers en vente directe : mode d’emploi

Le lait est livré deux fois par semaine, après la traite du soir le lundi et jeudi. Il est également possible de venir chercher le lait directement à la ferme le matin ou le soir, chaque jour de la semaine. De plus un frigo en self-service est mis à disposition 24h/24h dans le village. En plus des clients privés, Alain a développé une collaboration avec un boulanger à qui il livre chaque semaine du lait frais.

La vente directe permet d’avoir un revenu supplémentaire. En multipliant les canaux de distribution, les Chabloz ne sont plus tributaires d’un seul acheteur et diminue ainsi les risques en devenant plus résilient. Pour se lancer dans un tel projet il faut avoir envie d’avoir le contact avec les clients, et être conscient que cela prend du temps. Entre le remplissage des bouteilles, les livraisons et la gestion du frigo. Mais la vente directe lui a permis de continuer la production de lait.

Avec un avenir incertain en raison des difficultés de la filière du lait, cette démarche a permis d’assurer la pérennité de la ferme de la famille Chabloz. En recréant le lien entre producteurs et consommateurs, le travail fourni et les produits sont ainsi rémunérés et valorisés à leur juste valeur. De plus le dialogue retrouvé permet une meilleure compréhension du métier et des difficultés qui en découlent.

indexDu lait frais déposé chaque matin devant sa porte avant l’heure du petit déjeuner c’est désormais possible en Loire Atlantique et peut-être bientôt dans toute la France. La fraicheur, la traçabilité, sans pasteurisation et sans écrémage sont des attouts non négligeables mais aussi pour l’agriculteur un moyen  de mieux rémunérer son travail quotidien.

La vente de lait frais à domicile permet à un jeune couple d’assurer 5 % de son chiffres d’affaires, avec aussi le reconnaissance des clients pour les heures passées à s’occuper de son cheptel

Pour recevoir son lait frais le matin, le client laisse un message sur le répondeur de la ferme en précisant la quantité de lait à livrer. C’est aussi une solution écologique ! Plus de bouteille à jeter !