Livrer le lait sur le pas de la porte : un charme moderne

Livraison du lait sur le pas de la porte : une pratique innovante !

La situation économique des exploitations laitières devenant de plus en plus précaire, certains agriculteurs ont élaborés des solutions innovantes pour pouvoir continuer la pratique de leur métier. C’est le cas d’Alain Chabloz, qui gère une exploitation de 90ha. Depuis 2011, afin d’obtenir une meilleure rémunération d’une partie de sa production, il a développé la vente de lait directe. Découvrez son histoire dans la vidéo ci-dessus.

Après la grève de 2009, afin de ne pas gâcher le lait non commercialisé, Alain et sa famille transforme le lait en crème et en beurre afin de l’écouler localement, au bouche à oreille. Constatant l’intérêt général, ils cherchent à développer le créneau mais les normes d’hygiènes les poussent à trouver une alternative moins contraignante. La vente directe du lait cru apparait alors comme une bonne solution.
Après la demande de certains consommateurs, ils se décident à tenter la vente directe. Les clients répondent rapidement présent et ce jusqu’à Renens-Prilly.

Agriculteurs laitiers en vente directe : mode d’emploi

Le lait est livré deux fois par semaine, après la traite du soir le lundi et jeudi. Il est également possible de venir chercher le lait directement à la ferme le matin ou le soir, chaque jour de la semaine. De plus un frigo en self-service est mis à disposition 24h/24h dans le village. En plus des clients privés, Alain a développé une collaboration avec un boulanger à qui il livre chaque semaine du lait frais.

La vente directe permet d’avoir un revenu supplémentaire. En multipliant les canaux de distribution, les Chabloz ne sont plus tributaires d’un seul acheteur et diminue ainsi les risques en devenant plus résilient. Pour se lancer dans un tel projet il faut avoir envie d’avoir le contact avec les clients, et être conscient que cela prend du temps. Entre le remplissage des bouteilles, les livraisons et la gestion du frigo. Mais la vente directe lui a permis de continuer la production de lait.

Avec un avenir incertain en raison des difficultés de la filière du lait, cette démarche a permis d’assurer la pérennité de la ferme de la famille Chabloz. En recréant le lien entre producteurs et consommateurs, le travail fourni et les produits sont ainsi rémunérés et valorisés à leur juste valeur. De plus le dialogue retrouvé permet une meilleure compréhension du métier et des difficultés qui en découlent.

indexDu lait frais déposé chaque matin devant sa porte avant l’heure du petit déjeuner c’est désormais possible en Loire Atlantique et peut-être bientôt dans toute la France. La fraicheur, la traçabilité, sans pasteurisation et sans écrémage sont des attouts non négligeables mais aussi pour l’agriculteur un moyen  de mieux rémunérer son travail quotidien.

La vente de lait frais à domicile permet à un jeune couple d’assurer 5 % de son chiffres d’affaires, avec aussi le reconnaissance des clients pour les heures passées à s’occuper de son cheptel

Pour recevoir son lait frais le matin, le client laisse un message sur le répondeur de la ferme en précisant la quantité de lait à livrer. C’est aussi une solution écologique ! Plus de bouteille à jeter !

 

Agriculture : les labels qui comptent

« AB », « Nature et Progrès », « Demeter », « UTZ », « Max Havelaar », demain la terre, les labels fleurissent comme les cerisiers au printemps. Pourtant si certains relèvent d’une vraie démarche de qualité, certains s’apparentent à des opérations commerciales dont la mis en oeuvre peut-être limitée.

Si le nombre de ces labels s’est fortement accru dans les années 2000, c’est que le marché de ces produits « durables » ou « éthiques » croît rapidement dans un contexte économique plutôt déprimé. En 2019, le bio a encore fait un bon avec 10% des surfaces agricoles françaises qui sont cultivées en Bio, contre 1 à 2 % dix ans plus tôt.

Miamedia vous aide à faire le tri sur les différents labels et vous propose de découvrir en vidéo ce  label innovant qui valorise les bonnes pratiques sur les exploitations de ces adhérents. C’est également un des seuls labels portés par des agriculteurs.

Le label BIO européen

Tous les produits vendus en Europe qui souhaitent se dire issus de l’agriculture biologique doivent faire figurer le logo européen, sauf tolérance pour écouler les stocks antérieurs.

Dans tous les cas où il est utilisé, doit figurer l’indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit : «Agriculture UE», «Agriculture Non UE» ou «Agriculture UE/non UE».

L' »Eurofeuille » garantit au minimum que le produit :

  • est en pleine conformité avec les conditions et réglementations de l’Union européenne sur l’agriculture biologique (voir règlement 834/2007).
  • porte le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur, ainsi que le numéro d’agrément de l’organisme de certification.

Lorsqu’il est transformé, que le produit :

  • contient 95% ou plus de composants issus de l’agriculture biologique.

Quels sont les engagements du label ?

Culture

  • Garantie sans pesticides chimiques.
  • Sans traitements chimiques après récolte.

Elevage

  • Alimentation sans pesticides chimiques et composée de céréales.
  • Une interdiction de traces d’OGM en dessous des 0,9 % est admise.
  • Un recours limité aux traitements vétérinaires et aux médicaments.
  • Le bien-être des animaux garanti par un espace minimal et un accès au plein air.

Le nouveau règlement autorise la mixité, autrement dit une même exploitation peut produire du bio et du non bio.

Qui certifie ?

Le label européen est accordé après certification par des organismes indépendants comme Aclave, Agrocert, Ecocert… Un contrôle doit être effectué au moins une fois par an.

Le label BIO français : AB

Créé en 1985, le logo AB est la propriété du ministère de l’Agriculture, qui l’attribue aux producteurs qui en font la demande après certification par les organismes compétents (Ecocert, Agrocert…).Depuis le 1er janvier 2009, aucune en théorie. Propriété exclusive du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, le label AB s’est aligné sur les normes du label bio européen, tout comme ses équivalents nationaux européens. En effet, l’Union européenne a décidé en 2009 de mettre fin à la multiplicité des cahiers des charges nationaux sur le bio. Autrement dit, la présence des labels bios nationaux sur les produits est désormais optionnelle.

Du coup, comme certains considèrent cette homogénéisation comme une atteinte à la crédibilité du bio, de nouveaux labels « plus exigeants » ont vu le jour en France.

C’est la raison pour laquelle de nouveaux  labels plus exigeants ont vu le jour et côtoient le label bio européen sur les emballages des produits français.

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Le label Bio Cohérence

Créé par de nombreux partenaires, dont la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), les Eleveurs bio de France, ainsi que les magasins Biocoop, Biomonde et ProNatura.

Réunis au sein de l’association Alternative Bio en 2009, ils proposent un cahier des charges plus exigeant que celui décidé par l’Europe.

Quels sont les engagements du label ?

En plus des critères européens, Bio Cohérence impose des engagements spécifiques :

  • Pas de coexistence bio/non bio.
  • Au moins 50 % des aliments pour les animaux doivent être produits sur la ferme, 80 % pour les herbivores.
  • Une interdiction totale de traces d’OGM.
  •  100 % d’ingrédients bio dans les produits transformés.
  • Les traitements vétérinaires plus restreints

Qui certifie ?

Bio Cohérence demande aux agriculteurs qui souhaitent disposer du label de passer par un organisme certificateur extérieur (Ecocert, Qualité France, etc.).

Le label Nature & Progrès

Nature & Progrès est la marque de l’association du même nom, qui a aussi développé le Salon Bio Marjolaine.

Les produits Nature & Progrès ne sont pas tous porteurs du logo bio européen : certains sont passés par la certification propre à Nature & Progrès, mais pas par la certification bio leur permettant d’afficher le logo européen. A noter que 70% des produits cumulent les deux labels.

Quels sont les engagements ?

Ils vont au-delà des critères européens sur plusieurs points :

  • Exploitation complètement en bio.
  • Une alimentation 100 % bio en priorité sous mention Natures & Progrès.
  • L’interdiction totale des OGM.
  • Environnement extérieur protégé : pas de ferme Nature & Progrès à moins de 500 m de grandes voies routières ou en aval d’exploitations agricoles polluantes ; un aménagement du domaine afin de préserver les ressources collectives (nappes phréatiques, etc.).

Qui certifie ?

L’association Nature & Progrès critique les systèmes de certification par des organismes extérieurs parce qu’ils sont coûteux. Avec l’objectif de renforcer les liens des agriculteurs entre eux et avec les consommateurs, Nature & Progrès a donc mis en place un «système participatif de garantie».

Les contrôles annuels sont effectués par un groupe de membres de l’association, composé d’individus différents tous les ans, et qui sont soit des agriculteurs soit des consommateurs.

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Le label Equitable Ecocert

Le logo Equitable Ecocert garantit la conformité des produits au cahier des charges Equitable, solidaire et responsable (ESR), élaboré et contrôlé par le groupe Ecocert.

Le principe : un acheteur du Nord s’engage à acquérir auprès d’un groupe de producteurs du Sud certaines quantités d’un produit à un prix maximal garanti.

Quels sont les engagements ?

  • Les produits ESR doivent tous porter le label bio européen.
  • Tous les produits doivent être réalisés de façon sensément équitable : respect des travailleurs, rémunération juste, interdiction de faire travailler les enfants, etc. Le cahier des charges prévoit également la mise en place d’un fonds social et l’accompagnement des producteurs, l’établissement de relations de longue durée, la possibilité d’un préfinancement des récoltes, etc.
  • Le cahier des charges fixe également des règles pour limiter l’emballage et le transport jusqu’au consommateur final, sans précision précise.

A noter que deux mentions peuvent figurer sur l’étiquette :

«Produits alimentaires équitables ESR» : 95 % au moins des ingrédients ou matières premières sont issus des filières ESR.
 «Produits alimentaires contenant des ingrédients équitables ESR» : 25 % d’ingrédients ou matières premières sont issus de filières ESR.

Qui certifie ?

Le certificateur Ecocert.

Le label Bio Equitable et Bio Solidaire

Fondée en 2002 par plusieurs entreprises travaillant dans l’importation et la transformation de matières premières venues des pays du Sud (argan, gingembre, coton, quinoa…), l’association s’est depuis diversifiée dans le commerce Nord-Nord.

Les deux labels renvoient respectivement aux deux activités : Bio Equitable pour les produits du Sud, et Bio Solidaire pour le Nord.

Le principe : un soutien aux petits producteurs pour qu’ils renforcent leur capacité d’action collective et qu’ils puissent vivre décemment de leur production.

Quels sont les engagements ?

  • Conformité au règlement bio européen.
  • Contractualisation de la relation entre opérateur et producteurs
  • Un prix minimum garanti d’achat aux producteurs locaux.
  • Respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne.
  • Développement d’une agriculture durable et maintien du tissu local

Qui certifie ?

La marque Bio Equitable s’est rapprochée d’Ecocert. Ecocert certifie toute la production tant pour l’aspect bio que pour l’aspect équitable avec son référentiel ESR (Equitable, Solidaire, Responsable).

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Les labels AOP, IGP, STG

IGP : Par exemple : les mentions fraises de Carpentras ou melons de Cavaillon. Ce sont des Indications géographiques protégées, certaines variétés de fraises ou de melons doivent avoir un taux de sucre garanti par exemple.

AOP : L’Appellation d’Origine Protégée doivent nécessairement être liées à la zone géographique d’origine et à la méthode de production afin de renforcer les garanties pour producteurs et consommateurs. A noter que l’AOC signifient appellation d’origine  contrôlée est pour laFrance et l’AOP est la mention européenne. La validation de l’AOP ne peut se faire que si celle de l’AOC est finalisée.
La présence de ces labels permet aux produits du terroir de conserver leur originalité et leur authenticité. Les règles qui les régissent se trouvent dans un cahier des charges, et font l’objet de procédures de contrôle par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine).

STG : Le terme traditionnel, par exemple, renvoie à une recette transmise entre générations, d’une ancienneté d’au moins 30 ans; le terme garantie, qui correspond à la reconnaissance du produit par le biais d’une inscription sur un Registre ad hoc.

Ces produits traditionnels peuvent représenter un atout non négligeable pour certaines régions, certaines zones rurales voire même d’autres zones désavantagées d’un point de vue économique. Grâce à l’ainsi-dite clause ex officio, tous les États membres sont tenus de lutter contre d’éventuelles contrefaçons de produits protégés (comme ce fut le cas pour la célèbre affaire du « parmisan ») même s’ils proviennent d’un autre pays.

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Les labels Demeter et Biodyn

S’inspirant des réflexions de Rudolf Steiner, le mouvement international de la biodynamie est né au début du siècle face aux premiers dégâts de l’agriculture productiviste.

Quels sont les engagements du label ?

  • L’utilisation de préparations naturelles spécifiques destinées à «vivifier» la terre.
  • Un appui sur les flux énergétiques du sol et des astres.
  • La limitation de la taille des exploitations.
  • La réutilisation maximale des sous-produits de l’activité (déchets végétaux et animaux).

Qui certifie ?

La première année, l’association se charge de contrôler les producteurs qui souhaitent se convertir à la biodynamie. Les années suivantes, des certificateurs officiels (Ecocert et Qualité France) contrôlent sur la base du cahier des charges de Demeter et de Biodyn.

Le label « Demain la terre »

La Charte Demain la Terre® vise à apporter aux consommateurs les preuves crédibles de l’engagement des producteurs, axé sur trois priorités : la santé, la qualité et le respect de l’environnement.

Cette Charte s’articule autour de trois points cruciaux : crédibilité, mieux-disant, lisibilité. Elle est composée d’une soixantaine de critères objectifs, précis et mesurables qui vont plus loin que la réglementation en vigueur. Elle a été conçue en tenant compte de la diversité des pratiques culturales, de manière à être universellement applicable.

https://www.youtube.com/watch?v=rZy0XiAf_TQ

Quels sont les engagements ?

– S’associer à la Nature dans la lutte contre les nuisibles
– Développer des solutions alternatives pour limiter le recours aux molécules chimiques
– Suivre la présence éventuelle de résidus dans les fruits et légumes et en faire disparaître toute trace

– Réduire la consommation en eau
– Réduire la consommation
– Maîtriser les rejets pour éviter la pollution des nappes et des rivières

– Privilégier les apports d’engrais naturels
– Etudier et maintenir l’équilibre naturel du sol
– Utiliser durablement les substrats de culture

– Maintenir et préserver les écosystèmes en place
– S’intégrer au paysage local
– Contribuer à la survie des abeilles

– Mesurer l’empreinte de gaz à effet de serre notamment le CO2
– Optimiser la consommation des énergies fossiles
– Utiliser les énergies renouvelables pour apporter une empreinte positive

– Recourir au tri sélectif et au traitement des déchets

– Valoriser les déchets de productions
– Réduire les emballages notamment plastiques

– Maintenir la vitalité des régions de productions
– Renforcer les liens avec toutes les parties prenantes identifiées
– Mettre en œuvre une stratégie d’entreprise responsable

– Promouvoir un travail de qualité, plus humain et solidaire
– Participer à l’équilibre alimentaire des plus défavorisés

Qui certifie ?

Un Comité de contrôle a été constitué en 2010. Il est composé autour des représentants des producteurs de Demain la Terre et d’acteurs indépendants. Ce sont donc en partie des agriculteurs qui certifient leurs pairs.

Que fait le Comité de contrôle de Demain la Terre ? Il reçoit les audits, les questionne, valide ou infirme les candidatures à la Charte Demain la Terre® et pilote les évolutions du référentiel. Il donne enfin ses recommandations sur les actions à mener suite aux audits dans une démarche de progrès continu.

Les labels qui n’ont pas de regard sur les itinéraires techniques agricoles

Certains labels parmi les plus connus ne s’intéressent pas aux pratiques agricoles à l’origine de leurs produits.

Le label « Produit de l’année »

Le label « produit de l’année » est le résultat d’une opération commerciale. Les produits en lice seront soumis aux tests produits de 10.000 consommateurs. Les directeurs du marketing doivent impérativement  veiller à ce que les innovations répondent aux desiderata des consommateurs, qui ne sont pas toujours un gage de qualité environnemental. A noter que le Produit de l’Année doit « apporter une vraie valeur au consommateur par un positionnement différent ».

Le label « saveur de l’année »

Un jury est réuni au printemps et le signe est valable pendant un an. De vraies dégustations, avec 60000 tests à l’aveugle et 10000 consommateurs sont organisées.

En revanche, sans exigence particulière sur le nombre de produits testés (ce sont les industriels qui inscrivent les produits), un produit peut-être lauréat face à un ou deux concurrents seulement. Des produits bien meilleurs, qui n’ont tout simplement pas concourru, existent peut-être sur le marché !

Le logo « saveur de l’année » est avant tout un enjeu marketing pour les professionnels qui souhaitent dynamiser leurs produits.

Le label « Concours général agricole »

Créé en 1870, le Concours général agricole (CGA) est un concours français encourageant et valorisant les filières agroalimentaires françaises. Le CGA est encadré par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) et le Centre national des expositions et concours agricoles (CENECA) et récompense les meilleures productions agricoles et transformations agroalimentaires du territoire national inscrites au concours.

Il se décline en cinq concours qui récompensent les produits, les vins, les animaux et les jeunes professionnels. Encadré par l’État français afin d’en garantir l’impartialité, le Concours général agricole attribue des distinctions sous forme de médailles (or, argent et bronze), de diplômes et de prix, dont le Prix d’Excellence. Le symbole officiel présent sur chaque récompense est la feuille de chêne figurant également sur le logo et déposée à l’Institut national de la propriété industrielle.

Le Concours général agricole est organisé dans le cadre du Salon international de l’agriculture se déroulant tous les ans à Paris Expo Porte de Versailles.

Pour beaucoup il y a trop d’élus. Un tiers des produits présentés sont médaillés. On peut penser que ce ne sont pas les meilleurs vins qui sont obligés de participer à ce concours. Les très bons n’en ont pas besoin…

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La France comptabilise plus de 1 000 produits sous signe de qualité, et leur chiffre d’affaire s’élève à plus de 30 milliards d’euros en 2019, soit un tiers de la production agricole totale.
Face à la multiplication des labels, le Conseil Économique Social et Environnemental souhaite modifier les labels actuels et mettre en place un nouveau sigle « d’agriculture biologique locale et équitable ».

Le but étant de simplifier la lisibilité des produits labellisés pour les consommateurs.

En France, les acheteurs consomment pour 8,7 milliards de produits bio par an, alors que la production est France n’est que de 4 milliards d’euros.
Pour satisfaire la demande toujours plus croissante des consommateurs, les importations de produits bio sont inévitables et l’objectif de ces nouvelles règles est d’assurer plus de traçabilité et de qualités.
En plus d’un cahier des charges bien précis, des critères sur le « local » et « l’équitable » seront rajoutés.

Ces règles s’appliqueront à partir de 2021 à toute la chaîne du bio, des producteurs aux distributeurs en passant par les transformateurs.

Un projet de recherche en agriculture à valoriser ? Contactez vite Miamedia !

 

Breakslip : des culottes pour la biodiversité

 

 

La mise en place de ce protocole est inspirée d’une démarche mise en oeuvre chez nos voisins britanniques engagés dans le projet RiskAquaSoil.

Il s’agit d’enfouir des culottes 100% coton dans le sol pendant 8 semaines afin de vérifier son activité agronomique et de démontrer que la qualité des sols peuvent être des éléments de réponses aux enjeux climatiques.

Pourquoi utiliser des culottes ? 

Simplement parce que dans certains cas l’activité biologique est si intense que le textile s’en trouve tellement dégradé qu’il serait impossible de le retrouver au bout des deux mois.

L’avantage d’enfouir une culotte est qu’elle comporte des élastiques et des coutures qui ne se dégradent pas, on peut donc retrouver le sous-vêtement sans difficulté afin de l’étudier.

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En France, cette démarche expérimentale et scientifique a déjà été mise en place par certaines Chambres d’agriculture dans le but de comprendre l’impact des pratiques agricoles sur la qualité de la terre.

En Dordogne, la Chambre d’agriculture a décidé de s’appuyer sur les agriculteurs engagés dans le réseau DEPHY pour mettre en place ce protocole ainsi que sur ses techniciens référents en agronomie.

Une demande de partenariat a été initiée auprès d’une marque de lingerie engagée dans une démarche environnementale afin de pouvoir bénéficier de culottes de qualité pour favoriser la réussite de cette expérimentation. La marque de lingerie en coton biologique Olly, a répondu favorablement à notre demande.

Les culottes ont été enfouies en Bergeracois sur une exploitation viticole dans deux sols aux activités biologiques présumées plus ou moins intenses pour démontrer l’intérêt d’un sol en bonne santé dans un contexte de changement climatique.

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Breakslip, et c’est le déclic ! 

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? C’est osé, mais très sérieux ! Cet événement original qui est en fait un véritable protocole scientifique a vu le jour en Grande-Bretagne pour susciter une prise de conscience sur le rôle de la vie dans le sol. En effet ces culottes 100% en coton vont livrer de nombreuses informations sur leur terroir d’adoption. Après 8 semaines enterrées à 20 cm sous terre dans trois types de sols différents, voici le verdict :

Pour Anthony Castaing, viticulteur bergeracois, chez qui les culottes ont été enterrées :  « il reste l’élastique »

Plus le sol est vivant, plus il se structure. Aéré et filtrant, il contient une meilleure réserve utile en eau. Les insectes, mollusques et surtout les bactéries et les champignons travaillent le sol naturellement profit des cultures. Sans activité biologique forte, les sols sont vite plus compacts et subissent plus durement l’érosion. En cas de fortes précipitation notamment, un sol sans vie absorbe moins l’eau et cela peut augmenter le ruissellement, le lessivage des terres ou même accentuer les crues. Or, avec l’évolution programmée du climat, les événements climatiques extrêmes risquent fort de s’accentuer dans la région. 

Connaître la vie des sols et surtout les paramètres qui l’influence est donc un véritable enjeu pour l’agriculture européenne. Le projet Breakslip a été mené avec succès chez nos voisins anglais pour faire un bilan de l’état des sols.

Huit semaines ont passé et les culottes sont entièrement consommées ! … Terminées pour elles… et c’est tant mieux ! Si la culotte est dégradée c’est que la flore microbienne les microbes et bien sûr les vers de terre et autres mollusques sont bien présents.

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Cultiver avec des couverts végétaux, des légumineuses et des graminées peuvent attirer plus de vie sur une vieille vigne. Sur une vigne plus jeune qui a été labourée récemment, les culottes du viticulteur sont moins dégradées… mais aussi riches d’enseignements !

En effet, le résultat est tout de même positif. Anthony a pu en déduire plusieurs informations. Le passage du tracteur a pu compacté les sols et surtout il a pu mesurer l’impact des couverts végétaux sur les terres où les culottes sont le mieux dégradées. D’autres informations viendront. Il s’agit d’en avoir un maximum pour constituer un tableau croisé des paramètres qui influencent la vie des sols. A travers le projet Breakslip, c’est donc un projet de recherche global en agronomie.

Travailler ensemble pour améliorer la résilience des sols face aux évolutions climatiques mais aussi améliorer la fertilité et la structure des sols pour une meilleure productivité, c’est le pari réussi de l’équipe Breakslip. Ce projet qui a déjà été appliquée en France attend toujours nouveaux adeptes. Alors si vous avez un bout de terrain et que vous souhaitez faire le test : plantez vos culottes ! Et partez à la découverte de la vie de vos sols.

Les partenaires techniques et financiers du #BreakSLIP

Ce projet bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne via le programme Interreg Espace Atlantique.

Le #BreakSLIP est porté par la Chambre d’agriculture de Dordogne en partenariat avec :

  • Les viticulteurs du Bergeracoisengagés dans le réseau Déphy (agriculteurs engagés dans une démarche de réduction de l’utilisation des produits phytos – Plan Ecophyto)
  • Olly, la marque de lingerie en coton bio, fournisseur des culottes 100% coton qui servent de socle à la mise en place du protocole

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Cette vidéo a été réalisée par miamedia. Un projet de recherche en agriculture à valoriser ? Contactez nous vite !

La méthode sandwich : régalez votre terre

Arbo : la méthode sandwich en vidéo

 

Le GRAB et l’atelier paysan se sont associés pour expérimenter du matériel adapté à la gestion d’un verger biologique et accessible à tous les agriculteurs en auto-construction.

Un outil sandwich

Cet outil dit sandwich maintient un enherbement central (favorable à la biodiversité) tout en réduisant significativement la concurrence. Il permet ainsi de relever le défi de la gestion de l’enherbement sur le rang.

 Définition du système sandwich selon le FiBL (Institut de recherche bio suisse) :
Il s’agit d’une bande enherbée, ensemencée ou plantée, non travaillée de 25 à 40 cm de largeur sur la ligne des arbres, entourée de chaque côté d’une bande travaillée de 40 à 50 cm de largeur.
La surface ouverte sur les deux côtés, est équivalente à celle obtenue avec le système d’entretien traditionnel.
Pour compenser la concurrence de la bande enherbée du milieu, les racines de l’arbre se concentrent dans les bandes latérales travaillées (pas de concurrence).

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Avantages et inconvénients du système sandwich avec la piloselle

Avantages Inconvénients :

  • Maintien d’une bonne structure du sol
  • Augmentation de la biomasse microbienne, enrichissement en humus et amélioration de l’activité biologique du sol
  • Augmentation de la biodiversité floristique favorable aux auxiliaires
  • La piloselle freine fortement le liseron, le chiendent et les autres adventices (effet allélopathique)
  • Même croissance des arbres qu’avec sarclage traditionnel
  • Pas de rejet près du tronc provoqué par le travail du sol
  • Evite le travail entre les arbres (suppression de blessures des troncs par les outils ou les machines)
  • Diminution des coûts et rationalisation du travail Caractéristiques de la piloselle
  • Semences très petites, taux de germination de 80% pour des graines de l’année précédente
  • Plante vivace se propageant par ses stolons
  • Feuilles basales en rosette formant un tapis dense
  • Atteint env. 3-5 cm de hauteur et les hampes florales env.15-20 cm
  • Aime la pleine lumière, les sols maigres, peu acides et plutôt séchards, mais supporte les arrosages au goutte à goutte si le sol est bien drainé
  • Peut cohabiter favorablement avec d’autres plantes comme les trèfles, les géraniums, les potentilles
  • Effet allélopathique inhibant la germination et le développement d’autres plantes, cet effet peut varier selon les espèces végétales en présence et les conditions pédo-climatiques
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o Plantation en avril jusqu’à fin août si arrosage ou jusqu’à mi- octobre

o Densité : 3 plants mottés par mètre linéaire. La plantation en ligne simple suffit.

o On peut aussi replanter des mottes prélevées sur les plantations plus anciennes.

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Entretien en période d’installation :

o Faucher 1 à 2 fois en fonction du développement des mauvaises herbes, au-dessus des feuilles de la piloselle (en évitant de préférence les 2 périodes de floraison de la piloselle)

o Supprimer les graminées à fort développement

 

Merci au GRAB pour la diffusion de cette vidéo :logo-GRAB

 

Découvrez le dico de l’agroécologie !

Pourquoi un dictionnaire dédié à l’Agroécologie ?

Sujet d’actualité aux contours flous, parfois sujet à controverse, fortement médiatisé, l’agroécologie revêt plusieurs dimensions. C’est à la fois un mouvement social, un modèle agricole souvent associé à une agriculture écologiquement et socialement plus responsable et un domaine scientifique. Ce dictionnaire d’agroécologie a été conçu pour définir les contours sémantiques de ce domaine et permettre au plus grand nombre d’en comprendre les enjeux et les pratiques.

Véritable outil d’appui à la Transition agroécologique, son contenu validé par un panel interdisciplinaire de chercheurs fournit de la connaissance mobilisable par les acteurs agricoles désireux de faire évoluer leurs pratiques pour s’engager dans une agriculture performante, plus respectueuse de l’environnement et socialement plus juste.

Un dictionnaire accessible à tous

Son édition en ligne permet une consultation libre et gratuite. Sa structuration et son organisation offrent différents niveaux de lecture et en font un outil dynamique grâce aux images, aux vidéos, aux interviews d’auteur et aux infographies.
Il s’agit également d’un outil évolutif qui doit permettre à d’autres acteurs et territoires de s’en emparer et de participer à son enrichissement en commentant les définitions ou en proposant d’autres termes à définir.

Né d’un dispositif de veille territoriale …

En 2013, Véronique Batifol-Garandel et Marie-Colette Fauré (Inra, Toulouse) mettent en œuvre, à l’échelle de la région Midi-Pyrénées, un dispositif de veille territoriale sur l’Agroécologie. Les informations traquées à partir de sources scientifiques, règlementaires, associatives, administratives … issues de pages Web, de sites internet, de flux RSS, de blogs, de la presse générale et spécialisée, …, sont collectées, analysées puis validées.
Ce travail a permis de capitaliser plus de 300 termes qui définissent à partir de l’observation et de l’analyse des pratiques de terrain, les différents champs liés au domaine de l’agroécologie. Ils constituent une ressource terminologique qui méritait d’être organisée et diffusée. De ce constat est né le projet de dictionnaire d’Agroécologie.

Outil et produit d’animation scientifique

Pour clarifier les entrées terminologiques et bénéficier du support scientifiques nécessaire à son développement, le projet de dictionnaire a été très vite adossé à un projet scientifique, le projet PSDR « Accompagnement des transformations Agroécologiques – Recherche ingénierique » (Atari) coordonné par Laurent Hazard (Inra, Toulouse).

Chaque définition est rédigée par un expert scientifique. Un ensemble de premiers termes ont été rédigés par des chercheurs des Unités mixtes de Recherche du centre Inra de Toulouse (UMRs AGIR; DYNAFOR et GenPhyse). Certaines définitions ont aussi associé des étudiants en 4ème année de l’EcolePlaquette Dico d’ingénieurs de Purpan de Toulouse, parcours « Agricultures et développement durable » et en 3ème année de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse, spécialisation AGREST « AGRoEcologie du Système de production au Territoire ».

Lors de séminaires mensuels d’animation scientifique, les définitions sont mises en débat favorisant ainsi les échanges interdisciplinaires sur les termes ou concepts de l’agroécologie… .Tout chercheur intéressé peut ainsi contribuer à améliorer les premiers écrits. Une fois validée collectivement, la définition est mise en ligne.
Des éléments visuels complémentaires (vidéos, interviews d’auteurs, infographies) lui sont associés pour faciliter sa compréhension. Cette approche originale, pensée dès la conception du dictionnaire est conduite avec des étudiants en « Réalisation » de l’École Supérieure Nationale d’Audiovisuel (ENSAV).

Merci au dico de l’agroécologie :

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Agroforesterie : l’arbre source de fertilité

Agroforesterie : l’arbre source de fertilité from Miamedia TV on Vimeo.

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle agricole. Ces pratiques permettent une meilleure fertilité des sols, notamment par sa capacité à stocker en continu le carbone nécessaire aux cultures et à favoriser la présence de micro-organismes, véritables artisans de la fertilité des sols.

Plantation de haies en milieu viticole

Plantation de haies en milieu viticole from Miamedia TV on Vimeo.

Suite à une mission de stage pour étudier les bienfaits et les avantages dans l’environnement de la plantation de haie en milieu viticole à la FDC33 (Fédération Départementale des Chasseurs de Gironde) Valentin Hermouet, ingénieur agronome nous explique ce projet de stage devenu une action portée par la fédération.

Le but principal du projet expliqué par Valentin Hermouet est de recréer des conditions environnementales et des continuités écologiques dans les vignobles et de favoriser les intérêts communs des chasseurs et des viticulteurs. Ces haies vont permettre de créer des corridors écologiques naturellement et ainsi aider le déplacement de la faune et l’implantation de sites de nidification pour les oiseaux ou les espèces migratoires. D’un côté pour les chasseurs, il y a un intérêt cynégétique pour le renouvellement de la flore et de la faune en recréant un écosystème pérenne pour la chasse. Un intérêt agronomique également pour aider le développement d’autres espèces qui favorise le développement des vignes ou l’environnement en général tel que les espèces migratoires ou protégées.

Un autre point fort qui se dégage de cette démarche de plantation de haie dans les vignes est l’intérêt sociétal. Les haies sont une barrière physique pour protéger les sites sensibles tels que les écoles, les crèches, les terrains sportifs lors des traitements des viticulteurs de leurs terrains avec leurs produits phytosanitaires.

Les objectifs de ce projet représente la plantation de 7 km de haies jusqu’à décembre 2018. Le projet est entre de bonnes mains et en plein développement depuis octobre 2017. La biodiversité étant le maître mot de ce projet, L’engouement est au rendez-vous autour de la plantation de haie en milieu viticole.

Malgré les quelques contraintes suscitées par la plantation de haie par les viticulteurs dans leurs exploitations, la plupart des autres acteurs (chasseurs, communautés, …)  restent néanmoins enthousiaste pour ce projet. On craint surtout les coûts d’entretien des haies et le coût de l’espace utilisé par les haies à la place des vignes.

Au final, ce projet est inscrit dans une démarche pour améliorer les systèmes de cultures dans le sens des viticulteurs et aussi contribuer à la chasse pour les adhérents de la Fédération Départementale des Chasseurs de Gironde.

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Fédération départementale des chasseurs de la Gironde

Le langage du sol : adventices et plantes bio-indicatrice

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Dialoguer avec son sol, c’est déjà le laisser parler et observer ce qu’il dit à travers les adventices et les plantes bio-indicatrices qui poussent par elles-mêmes.

Des marchés bio au Sénégal

 

L’agriculture biologique est en plein boom dans les pays de l’Union européenne : fin 2016, 291 326 exploitations agricoles cultivaient plus de 12 millions d’hectares selon le mode biologique dans l’Union européenne. Pourtant, c’est peut-être dans les pays en développement que l’usage des pesticides relève d’une situation d’urgence.