Préserver la ressource en eau

https://vimeo.com/611372800

L’engagement de l’enseignement agricole pour préserver la ressource en eau.

Ce matin au lycée agrotech de vienne, dans l’Isère, les étudiants testent la qualité des eaux d’un captage  voisin. Ils effectuent toutes les opérations nécessaires à son analyse précise et enregistrent les résultats. En effet, l’aire d’alimentation est vulnérable au risque nitrates et pesticides, augmenté par les exploitation agricole. C’est donc en partenariat avec le lycée agricole de Saint Genis Laval que les étudiants ont mené à bien ce travail.

Quand aux étudiants des lycées agricoles environnants, ils seront sensibilisés à  la thématique de la qualité de l’eau.

Castelnaudary

En effet, préserver l’eau et sa qualité, c’est l’affaire de tous. Face au dérèglement climatique et aux questions posées aux modèles agricoles actuels, il faut faire preuve d’innovation. Face à ce défi, les lycées agricoles s’engagent en nombre sur le terrain et dans leur approche pédagogique. L’objectif ? Améliorer l’efficacité et la diffusion des pratiques vertueuses pour la préservation de cette ressource commune et inestimable qu’est l’eau.

Ici le Treboul longe le canal du Midi. Problème, son état de dégradation est alarmant : nitrates, pesticides, les taux sont trop élevés et les parcelles en bordure de ruisseau doivent adapter leurs pratiques pour réduire les transferts de polluants vers les masses d’eau. Pour ce faire, le lycée agricole a fait évoluer les pratiques de son exploitation : un nouveau système de production en bio a vu le jour et les vignes ont été remplacées par une rotation en grande culture. Plus encore, le désherbage est maintenant mécanique et les intrants ont diminuer de plus de 50%.

Mais le changement de pratiques agricoles n’est pas la seule action menée ici, le lycée a aussi fait le choix d’installer une zone tampon humide artificielle. 

Yvetot 

C’est au lycée agricole d’Yvetot, en normandie que se trouve la zone tampon humide la plus ancienne. Mais au fait : qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une zone dans laquelle les eaux de ruissellement circulent et sont purifiées par la dégradation des particules toxiques : l’eau acheminée vers la zone tampon humide va rester environ deux semaines et circuler sur un parcours durant lequel les UV vont dégrader les molécules nocives.  La plantation de roseaux permet également de fixer des microorganismes qui vont se nourrir des intrants et les dégrader. La zone va donc agir sur l’eau… et améliorer grandement sa qualité en aval en dégradant les molécules nocives. 1000 mètres cubes, 2500 mètres carrés, la zone tampon d’Yvetot est un support pédagogique grandeur nature pour améliorer la qualité de l’eau.

La Canourgue

A La Canourgue, en Lozère, on a abordé la problématique des intrants et de la gestion des effluents grâce à une autre technique innovante : l’aquaponie. Grâce à une production rationalisée de poissons couplée à des cultures végétales en hydroponie, l’eau est recyclée en permanence : l’eau sale des poissons sert à alimenter en nutriments des serres en maraîchage et en horticulture : résultat, une efficience agronomique étonnante.  De plus, les boues et les effluents ultimes de la pisciculture et des bassins d’aquaponie sont traitées par des lombrics et valorisés sous forme de compost !

Mamirolle

Préserver la qualité de l’eau n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas le seul enjeu. Dans les filières où le nettoyage est important, il faudra aussi mieux l’économiser. C’est la raison pour laquelle l’ENIL Mamirolle a mis en place un système d’économie d’eau pour son atelier de transformation laitière.

En vue de substituer les produits de nettoyage, les étudiants ont testé plusieurs systèmes et différentes solutions et mesuré leur efficacité désinfectante. Un cahier de bonnes pratiques et un  livrables pour les professionnels ont été réalisés. 

Bourg en Bresse

Sensibiliser les agriculteurs de demain aux questions liées à la préservation de la ressource eau est un véritable enjeu. Au Lycée agricole de Bourg en Bresse, ils apprennent également à voir l’exploitation comme un système complexe et ouvert sur la société. De la pratique agricole jusqu’à la valorisation, l’agriculture est un métier résolument social où l’on gagne à développer des partenariats. Le lycée a donc développé un partenariat avec le bassin versant voisin et permis aux étudiants de découvrir concrètement les acteurs de la région.

Syndicat du Bassin versant la Reyssouze

Perpignan

A Perpignan, les étudiants ont travaillé à la modélisation d’un serious game sur la gestion concertée de l’eau sur le territoire local. Aujourd’hui, c’est jour de test. Les étudiants d’autres filières viennent apprendre en s’amusant sur les problématiques liées à l’eau. 

Ces quelques exemples témoignent de la transition technique , agroécologique et pédagogique menée dans l’enseignement agricole, pour que les futurs agriculteurs soient acteurs d’une gestion durable et concertée de l’eau. La mise en réseau à un niveau national assure une facilitation des échanges, de la professionnalisation des personnels, de la mutualisation des compétences et des outils créés, pour une meilleure synergie des effets…

L’EPL de Valence : EPLEFPA Le Valentin

Un Lycée agricole au coeur de la ville, voilà qui n’est pas banal. C’est pourtant un atout pour le lycée agricole Le valentin de Valence. Grâce à son exploitation agricole et sa ferme pédagogique, l’EPL montre par l’exemple l’influence positive de l’agriculture en milieu périurbain. En diversifiant ses activités et grâce à la mise en place de systèmes de culture innovants, le lycée agricole Le Valentin a su tisser un réseau bénéfique pour son territoire. Parmi les innovations mises en place, l’EPL de Valence a choisi de participer au plan Ecophyto, qui vise à diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires de 50%
d’ici 2018.

Pourquoi avoir fait le choix de participer au plan Ecophyto ? Quels bénéfices pour le lycée et la Région ?
Pour aller plus loin, l’EPL a décidé de convertir en agriculture biologique les ateliers lait et cultures fourragères. L’objectif, atteindre l’autonomie en fourrages et en fertilisants, et atteindre le zéro pesticides en polyculture-élevage. Pour ce faire, l’EPL a introduit des légumineuses et mis en place un phytobac collectif. La diversité des cultures a été renforcée et la mise en place de l’agropastoralisme a permis d’augmenter les zones de pâturage.

L’EPL est une zone de recherche.

Les innovations réalisées à Valence sont nombreuses. Pour les valoriser, l’EPL a choisi de développer une ferme pédagogique qui propose des animations pour les jeunes de la maternelle au collège. Avec 2400 visiteurs par an, l’exploitation a permis de tracer un lien avec sa région, et de sensibiliser les enfants de demain à l’agriculture écologiquement intensive. Il accueille également le salon «Biotech» consacré aux innovations agricoles. Un magasin permet également la vente directe des produits laitiers et des fruits.

L’EPL le Valentin est donc un exemple d’exploitation agricole diversifiée parfaitement adaptée au milieu périurbain.

Considéré comme le véritable poumon vert de la ville de Valence, l’EPL agit comme un véritable acteur du développement agricole sur son territoire. L’exploitation fait partie du réseau de référence CORABIO ce qui fait d’elle un lieu privilégié d’échanges avec les autres agriculteurs. Les tests réalisés sur l’exploitation peuvent être diffusés auprès des professionnels, et favoriser l’émergence d’une agriculture durable dans la drôme.

Faire évoluer la pédagogie en étudiant les agricultures durables

Ecophyto 4 – vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Le plan Ecophyto a transformé les pratiques pédagogiques des EPL participants. Que ce soit pour les enseignants ou pour les étudiants, l’implication dans les pratiques culturales de l’exploitation a fait évoluer les paradigmes habituels de la formation agricole.

Améliorer la gestion de l’eau dans un atelier laitier

La gestion de l’eau dans un atelier laitier

Nettoyage, désinfection, transport, l’eau est une ressource fondamentale pour les filières de transformation agroalimentaire des produits. En fromagerie, il faut en général de 1 à 5 litres d’eau pour transformer un litre de lait  selon le type de produit laitier fabriqué et le type de structure ! Avec le coût qui augmente chaque année et les risques sanitaires existants, l’eau est un véritable enjeu que les établissement d’enseignement agricole et alimentaire ont bien compris. Dans l’atelier de Mamirolle près de Besançon, on a mis en place de nouvelles pratiques pour économiser cette précieuse ressource. 

Pour optimiser leur consommation, l’atelier technologique de l’Enil modernise la partie « nettoyage en place » et développe un système de recyclage partiel de l’eau. Mieux, ils mettent en place un système permettant de réaliser différents tests utilisant de nouveaux produits alternatifs comme les produits enzymatiques. L’idée ? Remplacer les détergents alcalins principalement. Une analyse est ensuite réalisée sur les produits de nettoyage consommés et sur les rejets. Pour cela, toutes les eaux sont mesurées à l’entrée et la sortie du système. 

Sensibiliser les agriculteurs à la ressource en eau

Deuxième étape, sensibiliser les futurs opérateurs, c’est à dire les élèves à la gestion de la ressource en eau. L’idée : que les jeunes étudiants mettent en oeuvre et partagent ces nouvelles pratiques dans leur futur lieu de travail. L’objectif : utiliser moins d’eau tout en  respecteant les normes sanitaires et hygiénique. Ce travail implique activement les étudiants en BTS gestion et maîtrise de l’eau mais aussi ceux de la filière sciences et technologies des aliments

En 10 années, le ratio litre d’eau utilisé par litre de lait transformé a diminué d’environ 40% à l’ENIL de Mamirolle. Un cahier des bonnes pratiques sera disponible dans l’établissement. 

De nouveaux tests sont réalisés régulièrement et permettront de déterminer de nouvelles pratiques qui seront on l’espère les références de demain.

https://vimeo.com/402520371

DEPHY DORDOGNE from Miamedia TV on Vimeo.

Les réseaux Dephy en Dordogne : « ensemble on va plus loin »

https://vimeo.com/402520371Partager, échanger, développer les bonnes pratiques au sein de leurs exploitations, c’est le choix qu’ont fait ces agriculteurs de Dordogne en intégrant le réseau Dephy. Ensemble, ils se sont lancé un objectif précis : moins 50% d’utilisation de produits phytosanitaires sur leurs exploitations d’ici 2020.

Action phare du plan Ecophyto, le réseau Dephy est une opération nationale visant à stimuler l’innovation et découvrir des alternatives aux pesticides. En France, ils sont plus de 3000 agriculteurs à participer à cette expérience grandeur nature. En Dordogne, c’est quatre réseaux Dephy qui ont vu le jour, en viticulture, mais aussi en polyculture élevage ou encore pour la culture des noyers et des fraises. 

Parce que chaque terroir est différent, il n’y a pas de recette toute faite : pour savoir si une pratique est efficace il faut la tester. Les agriculteurs du réseau Dephy se réunissent donc souvent pour observer les parcelles expérimentales de leurs partenaires. Couverts végétaux, rotations, biodiversité, observation des cultures, autant de techniques développées pour moins utiliser les pesticides, et du même coup réaliser des économies. Les 48 fermes de Dordogne abritent des « agriculteurs chercheurs » qui ont le goût de leur métier.

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Les agriculteurs du réseau Dephy Dordogne ont d’ors et déjà réussi à diminuer de 30% leur consommation d’intrants et ont testé de nombreuses techniques culturales innovantes.  Les économies réalisées et l’émulation des projets leur a également permis de lancer des projets originaux avec le concours de leur région. Plus encore, en échangeant ensemble, ils ont développé du lien social et ont développé une attache nouvelle à leur territoire. Pour rejoindre le réseau Dephy, rendez-vous vite sur le site de la chambre !

Le réseau DEPHY, réseau de Démonstration, Expérimentation et Production de références sur les systèmes économes en phytosanitaires constitue une action majeure du plan Écophyto.

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Ce réseau a vocation à développer, mutualiser et diffuser les expériences réussies de systèmes de culture réduisant fortement l’usage des produits phytosanitaires. Il permet entre autres d’acquérir des références sur des systèmes de culture déjà économes en produits phytosanitaires et sur des systèmes évoluant vers une diminution de l’usage de pesticides.

Le dispositif FERME est composé de groupes d’exploitations (1 900 fermes) qui couvrent les cinq types de productions que sont la polyculture-élevage, les grandes cultures, l’arboriculture fruitière, les productions légumières, la viticulture, l’horticulture et les cultures tropicales.

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Le dispositif EXPE encourage les expérimentations de pratiques et systèmes de cultures économes en pesticides, en stations expérimentales ou sites ateliers. Toutes les filières de production végétale sont éligibles, qu’il s’agisse de cultures annuelles ou pérennes.

La région Nouvelle-Aquitaine est celle qui compte le plus grand nombre de réseaux de fermes.
Elle compte en effet 45 réseaux animés chacun par un ingénieur et coordonnés par 9 ingénieurs territoriaux. Ces 45 réseaux de fermes réunissent 506 agriculteurs et se répartissent sur le territoire de la façon suivante :

Filière Aquitaine Limousin Poitou-Charentes Total
Polyculture-élevage 2 4 8 14
Viticulture 8 5 13
Grandes cultures 1 4 5
Arboriculture 2 1 2 5
Maraichage/légumes 1 2 3
Maraichage/fruits rouges 1 1 1 3
Horticulture/pépinières 2 2
Total 17 8 20 45

Pour en savoir plus :

Le réseau DEPHY Objectifs et organisation – Extrait de la Synthèse 2014

Accompagner l’évolution des compétences de l’Ingenieur Réseau – Extrait de la Synthèse 2014

Méthodes & Concepts – Extrait de la Synthèse 2014

Un réseau qui partage son expérience – Extrait de la Synthèse 2014

 

Découvrez le dico de l’agroécologie !

Pourquoi un dictionnaire dédié à l’Agroécologie ?

Sujet d’actualité aux contours flous, parfois sujet à controverse, fortement médiatisé, l’agroécologie revêt plusieurs dimensions. C’est à la fois un mouvement social, un modèle agricole souvent associé à une agriculture écologiquement et socialement plus responsable et un domaine scientifique. Ce dictionnaire d’agroécologie a été conçu pour définir les contours sémantiques de ce domaine et permettre au plus grand nombre d’en comprendre les enjeux et les pratiques.

Véritable outil d’appui à la Transition agroécologique, son contenu validé par un panel interdisciplinaire de chercheurs fournit de la connaissance mobilisable par les acteurs agricoles désireux de faire évoluer leurs pratiques pour s’engager dans une agriculture performante, plus respectueuse de l’environnement et socialement plus juste.

Un dictionnaire accessible à tous

Son édition en ligne permet une consultation libre et gratuite. Sa structuration et son organisation offrent différents niveaux de lecture et en font un outil dynamique grâce aux images, aux vidéos, aux interviews d’auteur et aux infographies.
Il s’agit également d’un outil évolutif qui doit permettre à d’autres acteurs et territoires de s’en emparer et de participer à son enrichissement en commentant les définitions ou en proposant d’autres termes à définir.

Né d’un dispositif de veille territoriale …

En 2013, Véronique Batifol-Garandel et Marie-Colette Fauré (Inra, Toulouse) mettent en œuvre, à l’échelle de la région Midi-Pyrénées, un dispositif de veille territoriale sur l’Agroécologie. Les informations traquées à partir de sources scientifiques, règlementaires, associatives, administratives … issues de pages Web, de sites internet, de flux RSS, de blogs, de la presse générale et spécialisée, …, sont collectées, analysées puis validées.
Ce travail a permis de capitaliser plus de 300 termes qui définissent à partir de l’observation et de l’analyse des pratiques de terrain, les différents champs liés au domaine de l’agroécologie. Ils constituent une ressource terminologique qui méritait d’être organisée et diffusée. De ce constat est né le projet de dictionnaire d’Agroécologie.

Outil et produit d’animation scientifique

Pour clarifier les entrées terminologiques et bénéficier du support scientifiques nécessaire à son développement, le projet de dictionnaire a été très vite adossé à un projet scientifique, le projet PSDR « Accompagnement des transformations Agroécologiques – Recherche ingénierique » (Atari) coordonné par Laurent Hazard (Inra, Toulouse).

Chaque définition est rédigée par un expert scientifique. Un ensemble de premiers termes ont été rédigés par des chercheurs des Unités mixtes de Recherche du centre Inra de Toulouse (UMRs AGIR; DYNAFOR et GenPhyse). Certaines définitions ont aussi associé des étudiants en 4ème année de l’EcolePlaquette Dico d’ingénieurs de Purpan de Toulouse, parcours « Agricultures et développement durable » et en 3ème année de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse, spécialisation AGREST « AGRoEcologie du Système de production au Territoire ».

Lors de séminaires mensuels d’animation scientifique, les définitions sont mises en débat favorisant ainsi les échanges interdisciplinaires sur les termes ou concepts de l’agroécologie… .Tout chercheur intéressé peut ainsi contribuer à améliorer les premiers écrits. Une fois validée collectivement, la définition est mise en ligne.
Des éléments visuels complémentaires (vidéos, interviews d’auteurs, infographies) lui sont associés pour faciliter sa compréhension. Cette approche originale, pensée dès la conception du dictionnaire est conduite avec des étudiants en « Réalisation » de l’École Supérieure Nationale d’Audiovisuel (ENSAV).

Merci au dico de l’agroécologie :

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La réorganisation productive en agriculture, qu’est-ce que c’est ?

 

 

Innover en agriculture ? Pas juste une question de technique !

Depuis le milieu du siècle dernier, l’agriculture française a connu de profondes évolutions qui en quelques décennies, ont fortement modifié les modèles économiques et les paysages ruraux. Aujourd’hui, l’agriculture française doit faire face à une nouvelle mutation : les besoins des consommateurs et consommatrices évoluent ainsi que les attentes des citoyens et des citoyennes face au défi majeur du changement climatique  à la santé des écosystèmes, la disponibilité de l’eau, la qualité des sols, etc… Plus encore, la mondialisation continue de rendre les marchés volages et il faut faire face à des fluctuations permanentes des prix.

Confrontée à cette situation sans précédent, l’innovation technique seule suffira-t-elle ? L’agriculture dispose heureusement de nombreux autres atouts dans ses territoires  pour innover.

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Selon Marc Giget, docteur en économie du développement, un récent sondage (Etude OpinionWay, 2016) montre qu’en général, les citoyens réclament des innovations « qui améliorent vraiment la vie » avec comme principales attentes :

  • –  me simplifier la vie (49%),
  • –  préserver l’environnement (42%),
  • –  être accessible au plus grand nombre (41%).

L’innovation en agriculture revêt diverses formes

Les récentes innovations agricoles prouvent qu’une amélioration de la qualité du travail et des produits se fait parfois par d’autres leviers que l’augmentation de la production. L’innovation n’est pas seulement technologique, elle revet diverses formes : elle peut être sociale (management, regroupements, solidarités…), organisationnelle (autonomie fourragère, diversification, valorisation du travail…) ou encore numérique (réseaux d’agriculteurs, application des recherches, techniques…).

Face aux défis, l’innovation est souvent la seule solution. En agriculture, les agriculteurs qui souhaitent augmenter leur capacité de résilience face aux difficultés du siècle à venir se réunissent et innovent souvent de concert pour améliorer leur efficience organisationnelle.

S’agissant tout d’abord du volet économique, dans un contexte marqué par la dérégulation de certains marchés devenus mondiaux, l’objectif principal est d’assurer la viabilité et la pérennité des exploitations et de garantir un niveau de rémunération satisfaisant aux agriculteurs et agricultrices et aux salariés et salariées.

Pour innover, le monde agricole s’ouvre également davantage aux autres secteurs d’activité. Marketing, communication, export, labelisations, règlementations, tous les domaines sont bons pour permettre aux agriculteurs de mieux vivre de leur activité. La très bonne santé du site « miimosa », plateforme de financement collaboratif en agriculture peut en attester, l’innovation agricole se porte bien et elle est souvent le fruit de projets collectifs.

Face à l’urgence environnementale mondiale, l’innovation en agriculture peut devenir un véritable atout en matière de compétitivité. Mais la concurrence internationale entre des produits agricoles européens soumis à des normes sanitaires et environnementales nécessaires décidées collectivement, et d’autres qui n’ont pas ces normes, conduit à une course permanente à la recherche de prix toujours plus bas et peut ainsi impacter la capacité des agriculteurs et des agricultrices européens à innover. Il faut donc parfois se tourner vers de nouvelles formes d’innovations, dont les circuits économiques, sociaux et intellectuels sont en permanence à réinventer.

« Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous ».  Aristote

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Le projet REPRO-INNOV vise à étudier et à caractériser ces nouvelles formes d’organisation productive au sein des filières agro-alimentaires, à partir d’approches pluridisciplinaires en sciences sociales visant l’analyse des processus d’innovation. L’objectif est de mieux comprendre comment des innovations peuvent ou non favoriser la transition vers des systèmes agro-alimentaires plus durables. Ce projet s’organise en 3 volets de recherche qui visent à croiser des regards complémentaires sur l’innovation régionale dans l’agro-alimentaire : un premier volet porte sur les dynamiques nationales et régionales d’innovations, un second propose des travaux sur les coopératives agricoles et enfin un troisième volet, sur l’articulation entre réseaux d’entreprises et territoires pour des projets innovants.

Plus d’informations : http://psdr.fr/archives/INS413PDFN1.pdf)  

Un des objectifs est donc de mieux comprendre l’influence des dimensions spatiale et de mises en réseau d’acteurs sur les processus d’innovation et sur leurs performances à l’aide d’une méthodologie d’analyse qualitative par entretiens pour comprendre comment les innovations sont mises en place par des acteurs de la filière dans les territoires

« L’innovation n’est pas seulement technologique, elle revet diverses formes »

Les objectifs du projet : étudier et caractériser les nouvelles formes d’organisation productive au sein des filières agroalimentaires

L’innovation est abordée au sens large à la fois dans ses dimensions techniques, organisationnelles et institutionnelles.

Les entreprises mobilisent leurs ressources internes pour innover, mais l’innovation dépend aussi de leur capacité à mobiliser leur environnement externe, qui renvoie à des dimensions sectorielles et de marché, mais aussi à l’environnement géographique et institutionnel. L’innovation s’inscrit donc dans un cadre ouvert, où l’accent est mis sur l’analyse des interactions entre acteurs (co-évolution), tant dans la dimension de coordination entre les acteurs d’une filière que dans celle de la co-existence de différentes formes d’organisation à l’échelle des territoires.

REPRO-INNOV : Réorganisations productives et innovations dans les filières agroalimentaires

Acteurs - filières agroalimentaires - territoire
Cette vidéo a été réalisée par :
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Qu’est-ce qu’un EPLEFPA plus communément appelé Lycée agricole ?

Qu’est-ce qu’un EPLEFPA ou plus communément un Lycée agricole ? from Miamedia TV on Vimeo.

En France, il existe plus de deux cent établissements d’enseignement agricole public. Communément appelés « Lycées agricoles », ces lieux de formation sont également des lieux d’expérimentation scientifique à part entière. Ils offrent la possibilité de co-construire des projets de recherche et de développement et de les diffuser auprès des futurs professionnels de l’agriculture.

La technique des vignes semi-larges

La technique des vignes semi-larges – vidéo réalisée par miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Érosion des sols, pollution de l’eau, bioagresseurs, la viticulture est aux premières lignes des enjeux environnementaux modernes. Comment lutter  grâce à la technique des vignes semi-larges.