Préserver la ressource en eau

https://vimeo.com/611372800

L’engagement de l’enseignement agricole pour préserver la ressource en eau.

Ce matin au lycée agrotech de vienne, dans l’Isère, les étudiants testent la qualité des eaux d’un captage  voisin. Ils effectuent toutes les opérations nécessaires à son analyse précise et enregistrent les résultats. En effet, l’aire d’alimentation est vulnérable au risque nitrates et pesticides, augmenté par les exploitation agricole. C’est donc en partenariat avec le lycée agricole de Saint Genis Laval que les étudiants ont mené à bien ce travail.

Quand aux étudiants des lycées agricoles environnants, ils seront sensibilisés à  la thématique de la qualité de l’eau.

Castelnaudary

En effet, préserver l’eau et sa qualité, c’est l’affaire de tous. Face au dérèglement climatique et aux questions posées aux modèles agricoles actuels, il faut faire preuve d’innovation. Face à ce défi, les lycées agricoles s’engagent en nombre sur le terrain et dans leur approche pédagogique. L’objectif ? Améliorer l’efficacité et la diffusion des pratiques vertueuses pour la préservation de cette ressource commune et inestimable qu’est l’eau.

Ici le Treboul longe le canal du Midi. Problème, son état de dégradation est alarmant : nitrates, pesticides, les taux sont trop élevés et les parcelles en bordure de ruisseau doivent adapter leurs pratiques pour réduire les transferts de polluants vers les masses d’eau. Pour ce faire, le lycée agricole a fait évoluer les pratiques de son exploitation : un nouveau système de production en bio a vu le jour et les vignes ont été remplacées par une rotation en grande culture. Plus encore, le désherbage est maintenant mécanique et les intrants ont diminuer de plus de 50%.

Mais le changement de pratiques agricoles n’est pas la seule action menée ici, le lycée a aussi fait le choix d’installer une zone tampon humide artificielle. 

Yvetot 

C’est au lycée agricole d’Yvetot, en normandie que se trouve la zone tampon humide la plus ancienne. Mais au fait : qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une zone dans laquelle les eaux de ruissellement circulent et sont purifiées par la dégradation des particules toxiques : l’eau acheminée vers la zone tampon humide va rester environ deux semaines et circuler sur un parcours durant lequel les UV vont dégrader les molécules nocives.  La plantation de roseaux permet également de fixer des microorganismes qui vont se nourrir des intrants et les dégrader. La zone va donc agir sur l’eau… et améliorer grandement sa qualité en aval en dégradant les molécules nocives. 1000 mètres cubes, 2500 mètres carrés, la zone tampon d’Yvetot est un support pédagogique grandeur nature pour améliorer la qualité de l’eau.

La Canourgue

A La Canourgue, en Lozère, on a abordé la problématique des intrants et de la gestion des effluents grâce à une autre technique innovante : l’aquaponie. Grâce à une production rationalisée de poissons couplée à des cultures végétales en hydroponie, l’eau est recyclée en permanence : l’eau sale des poissons sert à alimenter en nutriments des serres en maraîchage et en horticulture : résultat, une efficience agronomique étonnante.  De plus, les boues et les effluents ultimes de la pisciculture et des bassins d’aquaponie sont traitées par des lombrics et valorisés sous forme de compost !

Mamirolle

Préserver la qualité de l’eau n’est pas une mince affaire, mais ce n’est pas le seul enjeu. Dans les filières où le nettoyage est important, il faudra aussi mieux l’économiser. C’est la raison pour laquelle l’ENIL Mamirolle a mis en place un système d’économie d’eau pour son atelier de transformation laitière.

En vue de substituer les produits de nettoyage, les étudiants ont testé plusieurs systèmes et différentes solutions et mesuré leur efficacité désinfectante. Un cahier de bonnes pratiques et un  livrables pour les professionnels ont été réalisés. 

Bourg en Bresse

Sensibiliser les agriculteurs de demain aux questions liées à la préservation de la ressource eau est un véritable enjeu. Au Lycée agricole de Bourg en Bresse, ils apprennent également à voir l’exploitation comme un système complexe et ouvert sur la société. De la pratique agricole jusqu’à la valorisation, l’agriculture est un métier résolument social où l’on gagne à développer des partenariats. Le lycée a donc développé un partenariat avec le bassin versant voisin et permis aux étudiants de découvrir concrètement les acteurs de la région.

Syndicat du Bassin versant la Reyssouze

Perpignan

A Perpignan, les étudiants ont travaillé à la modélisation d’un serious game sur la gestion concertée de l’eau sur le territoire local. Aujourd’hui, c’est jour de test. Les étudiants d’autres filières viennent apprendre en s’amusant sur les problématiques liées à l’eau. 

Ces quelques exemples témoignent de la transition technique , agroécologique et pédagogique menée dans l’enseignement agricole, pour que les futurs agriculteurs soient acteurs d’une gestion durable et concertée de l’eau. La mise en réseau à un niveau national assure une facilitation des échanges, de la professionnalisation des personnels, de la mutualisation des compétences et des outils créés, pour une meilleure synergie des effets…

A la mode des lentilles

Développer une nouvelle filière à partir de zéro c’est possible. Le pari réussi de ces agriculteurs vaudois l’atteste. Depuis 2015, ils produisent une lentille de qualité commercialisée sous la marque Perline. 

Inspiré par le fonctionnement de l’APPNAL, l’Association des Producteurs de Pommes de terre Nouvelles de l’Arc Lémanique, Christian Blaser s’intéresse à monter une nouvelle filière afin de mieux la maitriser. Il choisit la lentille, une légumineuse fixatrice d’azote et un aliment sain, riche en protéine. 

Afin de répondre à un besoin en production élevé de la distribution, Christian crée une association regroupant une dizaine d’agriculteurs de la région. Ils fondent la marque Perline et négocient directement avec la distribution ce qui leur permet d’obtenir un bien meilleur prix et de meilleures conditions. Pour la production, ils se distribuent le travail afin de gagner en temps et en efficacité mais chaque agriculteur reste maitre de ses parcelles et en assume les risques à 100% lors de mauvaises récoltes.

La production de lentille reste cependant très variable d’une année à l’autre, c’est pourquoi la production se fait une année en amont et la bonne capacité de garde permet un approvisionnement constant. 

Les lentilles récoltées sont séchées et nettoyées au moulin de corcelles-le-jorat avant d’être stockée. Au fil de la demande, elles sont envoyées en Thurgovie pour être triées à la caméra optique afin de garantir une qualité irréprochable, puis conditionnées et livrées.

La création d’une nouvelle filière a donc permis d’augmenter la rentabilité économique de plusieurs exploitations et de consolider le lien entre ces agriculteurs vaudois. Favoriser le rassemblement de producteurs permet ainsi d’avoir une plus grande force face au marché. En diversifiant leurs revenus, ils deviennent plus résilients face aux aléas climatiques, mais aussi aux fluctuations du marché.

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Diversifier ses ventes par l’auto-cueillette

Afin de prolonger leur période de vente, les Cheseaux du domaine « les vergers d’Aigle et d’Yvorne » ont ouvert, depuis 6 ans, une partie de leurs cultures aux consommateurs pour l’autocueillette. Ils ont planté une dizaine de variété de cerisiers, des framboisiers, ainsi que des petits fruits.

Malgré les cultures misent en place, la charge de travail n’a que peu augmenté. Cependant, il y a parfois des imprévus, auxquels il faut savoir faire face. 

Les Cheseaux ont choisi une taille de formation d’arbre nain pour que les gens puissent cueillir de plein pied, accessible pour tous et sans risque. 

Cette démarche permet de créer un lien entre le producteur, les consommateurs, et la production. Grace à ce système la famille Cheseaux a élargi sa période de vente, diversifié sa clientèle et ses canaux de ventes. L’auto-cueillette offre une belle vitrine pour le domaine.

RiskAquaSoil : Quand l’Europe adapte son agriculture au changement climatique

Risk-AquaSoil et l’Association Climatologique de la Moyenne Garonne et du Sud-Ouest :


Objectif du projet : améliorer la résilience au sein des bassins versants pour améliorer l’adaptation au changement climatique.


Le changement climatique se fait de plus en plus ressentir : dans toute l’Europe la température continue d’augmenter. La température annuelle a augmenté en moyenne de +1.3 degrés à Agen sur 30 ans, +1 degrés à Lisbonne et même +0.5 à Valentia en Irlande.

Face à de tels défis, Des partenaires européens se sont réunis dans le cadre du projet RiskAquaSoil.

L’objectif : détecter et gérer les risques pour une réhabilitation des territoires ruraux. Il faut réfléchir à des réponses adaptées, car les impacts sur le territoire sont nombreux : érosion, inondation, incendies. Ils entraînent à leur tour baisse de fertilité des sols et de la qualité de l’eau, pertes économiques, lessivage des cultures etc…


Le projet Risk aquasoil répond avant tout aux besoins des territoires pour proposer des solutions viables et pérennes. Il s’agit d’instaurer une culture du risque commune pour améliorer la résilience face au changement climatique.
L’érosion est un enjeu majeur de nos territoires agricoles, surtout lors des extrêmes climatiques printaniers et automnaux.


L’Association Climatologique de la Moyenne-Garonne a développé ses propres outils pour étudier ce phénomène: La télédétection satellite radar, par exemple, permet d’observer les sols avec précision même sous couverture nuageuse ! Ainsi, les scientifiques peuvent cartographier les zones à risque de ruissellements rapidement, sur des zones étendues. En repérant les sols nus sur une pente de plus de 6%, la télédétection permet de chiffrer le risque. Pour mieux le diminuer.…

En parallèle, des capteurs de température et de niveau de l’eau sont disposés dans les cours d’eau pour relier le phénomène de ruissellement, l’état du cours d’eau et l’intensité des aléas.
Avec des modes d’observation qualitatifs et à coût limité, les risques peuvent être évalués partout , et surtout par tous.

Afin de proposer des solutions adaptées aux localités, l’association a interrogé les agriculteurs et Maires du Lot et Garonne. S’ils subissent l’érosion, la sècheresse et les inondations, 90% d’entre eux déclarent s’adapter aux aléas climatiques. Cependant aujourd’hui de nombreux agriculteurs sont à la recherche de solutions adaptées à leurs besoins : irrigation, recherche scientifique ou encore conseils commerciaux. Face à cette demande, l’ACMG propose diverses solutions toutes liées à l’eau et à la qualité des sols.


Pour Ralentir les écoulements, plusieurs méthodes existent : Améliorer la structure des sols est essentiel car un sol aéré limite les ruissellements et améliore la rétention en eau. l’association climatique a également testé la Charboline, une forme de charbon pyrolisé. Cette solution ingénieuse permet de recycler les déchets verts tout en améliorant la structure des sols et leur capacité de rétention d’eau. Les Zones tampon humides, ces Lacs nouvelles génération qui filtrent l’eau, sont également une solution. Les haies et couverts végétaux qui limitent les flux de ruissellement, le non labour, toutes ces méthodes peuvent être efficaces.


Améliorer la qualité et la quantité d’eau disponible profitera à tous : agriculteurs, habitants des espaces ruraux, des villes, industriels.
Ainsi aujourd’hui, face au réchauffement climatique, une nouvelle culture est en marche. Son but ? Mieux percevoir le risque… pour mieux s’y adapter.


Climate change is being felt more and more. Across Europe the temperature continues to rise.
Faced with such challenges, European partners have come together as part of the Risk-AquaSoil project.
The objective, to detect and manage risks for the rehabilitation of rural territories.

We must think about more suitable methods because the impacts on the territories are numerous.

They in turn lead to a decrease in soil fertility and water quality, economic losses, soil leaching, etc.

The Risk-AquaSoil project responds above all to regional projects to offer viable and lasting solutions.

It’s about building a common risk culture to improve resilience to climate change.

Erosion is one of the major challenges of our agricultural territories.

ACMG has therefore developed its own tools to study this phenomenon.

Satellite radar remote sensing, for example, makes it possible to observe soils with precision even under cloud cover.

So scientists can map areas at risk of rapid runoff over large areas.

By identifying bare ground according to slopes of more than 6 °, remote sensing makes it possible to quantify the risk in order to better reduce it.

At the same time, temperature and water level sensors are placed in the streams to link the phenomenon of runoff, the state of the stream and the intensity of the hazard.

With qualitative and low-cost observation methods, risks can be assessed everywhere, and especially by everyone.

In order to offer solutions adapted to localities, ACMG interviewed farmers and mayors of Lot-et-Garonne.

If they experience erosion, drought and flooding, 90% of them say they are adapting to the weather scourges.

However today many farmers are looking for solutions adapted to their needs: irrigation, scientific research or fair remuneration.

Faced with this demand, ACMG offers various solutions all related to water and soil quality.

To slow down the flow, several methods exist; improving soil structure is essential because aerated soil limits runoff and improves water retention.

ACMG is studying the contribution of biochar in plots at risk of erosion. Biochar comes from the pyrolysis of green waste.

This ingenious solution makes it possible to recycle green waste while improving the structure of soils and their water retention capacity.

Wet buffer zones and second generation lakes that filter water are also a solution.

Hedges, plant covers that reduce runoff flows, no tillage, all these methods can be effective.

Improving the quality and quantity of available water will benefit everyone; farmers, inhabitants of rural areas, biodiversity.

Winter and spring water stored and available in summer is used to reduce the daily thermal amplitude thanks to the evapotranspiration of the plants that use it.


So today in the face of global warming a new culture is on the move. Its goal is to better perceive the risk in order to better adapt to it

Projet Rural Femmes : améliorer le quotidien des femmes en milieu rural

Depuis toujours, les femmes ont joué un rôle fondamental dans notre agriculture. Dans toutes les tâches, toutes les filières, de l’élevage au maraîchage, des vignes aux grandes cultures, elles sont agricultrices, ingénieures, conseillères, éleveuses et techniciennes. 

Les femmes représentent aujourd’hui un tiers des actifs et un quart d’entre elles sont  cheffes d’exploitation. Mais dans ce secteur comme dans d’autres, les inégalités entre les femmes et les hommes existent. Elles sont même peut-être plus fortes dans les territoires ruraux :  mobilité, accès aux soins, offre de formation… Articuler les temps de vie est parfois un parcours de combattante. Pour améliorer l’égalité homme-femme en milieu rural, la connaissance est un enjeu fondamental.

Une formation adaptée aux femmes

Afin de mieux former les femmes agricultrices de demain, la Chambre d’Agriculture de Dordogne, avec quatre autres partenaires en Irlande, Allemagne et en Espagne, a créé le projet RURAL FEMMES. Ce projet Erasmus cherchera pendant trois ans à mutualiser les demandes et créer une formation adaptée aux agricultrices d’aujourd’hui et de demain. Plus généralement, cette recherche permettra de créer des supports utiles à destination des femmes habitants en milieu rural.

Si les jeunes exploitantes agricoles sont généralement plus diplômées que les hommes de la même classe d’âge, elles ont surtout des parcours plus diversifiés. De nouveaux profils d’agricultrices apparaissent, et elles sont de plus en plus nombreuses.

Les femmes apportent de nouvelles compétences, une vision différente quant à la conduite de l’exploitation et proposent souvent une diversification des activités : vente en circuits courts, transformation des produits, hébergement touristique, activités de loisirs, etc. Elles sont également souvent plus engagées dans l’agriculture biologique.

Grâce à l’étude réalisée par le projet Rural Femmes, des formations adaptées vont être mises en place et testées sur le terrain.

Un guide des bonnes pratiques sera également disponible auprès de votre chambre d’agriculture.

Agriculteur : quelles aides pour vous installer en Dordogne

L’accompagnement à l’installation avec la Chambre d’agriculture de Dordogne 

Portrait de Georgia Durand et Bastien Lecron

GAEC Le Jardin Maraicher à Parcoul-Chenaud

Portrait d’OLIVIER PETIT & THOMAS PETE

Earl PARC DU BROC à La Jemaye Ponteyraud

Chaque année, la chambre d’agriculture de Dordogne accompagne de nombreux agriculteurs dans leur installation. Grâce à la dotation Jeunes agriculteurs, ces entrepreneurs ont pu bénéficier d’une aide financière et technique adaptée.

C’est le cas de Georgia et Bastien, parents de 3 enfants, qui ont pu prendre le temps nécessaire pour mettre en place un circuit de commercialisation. 

Après une phase d’expérimentation ou Bastien garde son précédent emploi, ils constatent que l’activité est rentable, avec une demande forte en produits Bio.  

Young man in field

Très vite, Georgia intègre une AMAP à Saint-Aulaye, et propose ses produits sous forme de paniers bio. Avec l’association les Paniers de la Double, elle peut vendre directement ses produits aux consommateurs qui s’engagent à prendre un nombre de paniers au trimestre. Elle rejoint alors une seconde association et assure également des livraisons à la « Ruche qui dit oui », ce qui lui permet d’assurer la commercialisation d’une bonne partie de sa production. 

En 2018, Bastien quitte son emploi et rejoint Georgia. Il obtient lui aussi la Dotation jeunes agriculteurs et ensemble, ils créent le GAEC Le Jardin Maraicher. Depuis, le couple a décroché un nouveau circuit de vente avec une boutique de producteurs basée à Chalais en Charente. 

Aujourd’hui Bastien et Georgia font figures d’exemple en matière d’installation. Ils accueillent des personnes en phase d’installation et leur exploitation qui est devenue une « ferme référence » accueille des porteurs de projets et ponctuellement des stagiaires. 

 

Olivier Petit a lui aussi bénéficié de l’accompagnement de la Chambre d’Agriculture de Dordogne. Depuis 2008, il a repris l’exploitation de ses parents et compte un beau cheptel de 225 têtes qui s’étend sur 150 hectares. 

Avec la Chambre d’agriculture, Olivier relève deux défis : réorganiser l’exploitation suite à sa transmission et trouver un associé à Olivier pour pouvoir conserver le cheptel.

Grâce à un stage parrainage, un candidat à la reprise se fait connaître : c’est Thomas. Pendant un an, il sera aux côtés d’Olivier, en conditions réelles sur l’exploitation. Thomas entame des démarches pour s’installer rapidement et décroche une aide via la Dotation Jeunes agriculteurs en 2017 et c’est en janvier 2018 que les deux hommes deviennent associés de l’EARL Parc du Broc.

L’opération est un succès et ensemble, ils envisagent d’augmenter la surface de leur exploitation et d’atteindre l’autonomie alimentaire. 

Pour en savoir plus sur les aides et le suivi à l’installation, rendez vous sur le site de la Chambre de Dordogne.

Technicienne qui témoigne pour les deux profils de témoins : Saliha Hadj-Naceur, conseillère d’entreprise, référente installation.

 

Serre mobile :un exemple d’auto-construction en agriculture

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes

Les standards des machines agricoles ne sont pas toujours adaptés à toutes les méthodes culturales et certains outils innovants sont difficiles à trouver. Une bonne solution permettant d’avoir un outil parfaitement sur mesure réside dans l’auto-construction. C’est ce que Victor Bovy, agriculteur à Longirod, a entrepris afin de convertir une de ses serres tunnel en serre mobile. Pour l’aider dans ce processus il a fait appel à l’atelier paysan:

Auto-construire avec l’atelier paysan c’est avant tout apprendre et participer à un perfectionnement constant des prototypes réalisés. C’est également la garantie de savoir ajuster et réparer ses outils en cas de besoin et donc de gagner en indépendance. Les plans développés par l’atelier paysan sont accessibles gratuitement sur leur site dans le but de partager le savoir et de rendre les agriculteurs maîtres de leurs outils. Ils organisent également des formations régulières pour apprendre les bases du travail du métal et de la lecture de plan.

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Rester maître de ses outils

Dans ce cas de figure l’auto-construction a permis de recycler une vielle serre tunnel et d’en faire un outil beaucoup plus polyvalent, qui correspond parfaitement aux envies et à la façon de travailler de Victor.

L’auto-construction est donc intéressante à bien des égards; elle permet de développer des solutions adaptées à la variabilité des contextes et des méthodes de travail, de rester maître de ses outils et également de favoriser les échanges et le perfectionnement de machine pour un travail de qualité correspondant au personnalité et aux convictions de chacun.   

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Livrer le lait sur le pas de la porte : un charme moderne

Livraison du lait sur le pas de la porte : une pratique innovante !

La situation économique des exploitations laitières devenant de plus en plus précaire, certains agriculteurs ont élaborés des solutions innovantes pour pouvoir continuer la pratique de leur métier. C’est le cas d’Alain Chabloz, qui gère une exploitation de 90ha. Depuis 2011, afin d’obtenir une meilleure rémunération d’une partie de sa production, il a développé la vente de lait directe. Découvrez son histoire dans la vidéo ci-dessus.

Après la grève de 2009, afin de ne pas gâcher le lait non commercialisé, Alain et sa famille transforme le lait en crème et en beurre afin de l’écouler localement, au bouche à oreille. Constatant l’intérêt général, ils cherchent à développer le créneau mais les normes d’hygiènes les poussent à trouver une alternative moins contraignante. La vente directe du lait cru apparait alors comme une bonne solution.
Après la demande de certains consommateurs, ils se décident à tenter la vente directe. Les clients répondent rapidement présent et ce jusqu’à Renens-Prilly.

Agriculteurs laitiers en vente directe : mode d’emploi

Le lait est livré deux fois par semaine, après la traite du soir le lundi et jeudi. Il est également possible de venir chercher le lait directement à la ferme le matin ou le soir, chaque jour de la semaine. De plus un frigo en self-service est mis à disposition 24h/24h dans le village. En plus des clients privés, Alain a développé une collaboration avec un boulanger à qui il livre chaque semaine du lait frais.

La vente directe permet d’avoir un revenu supplémentaire. En multipliant les canaux de distribution, les Chabloz ne sont plus tributaires d’un seul acheteur et diminue ainsi les risques en devenant plus résilient. Pour se lancer dans un tel projet il faut avoir envie d’avoir le contact avec les clients, et être conscient que cela prend du temps. Entre le remplissage des bouteilles, les livraisons et la gestion du frigo. Mais la vente directe lui a permis de continuer la production de lait.

Avec un avenir incertain en raison des difficultés de la filière du lait, cette démarche a permis d’assurer la pérennité de la ferme de la famille Chabloz. En recréant le lien entre producteurs et consommateurs, le travail fourni et les produits sont ainsi rémunérés et valorisés à leur juste valeur. De plus le dialogue retrouvé permet une meilleure compréhension du métier et des difficultés qui en découlent.

indexDu lait frais déposé chaque matin devant sa porte avant l’heure du petit déjeuner c’est désormais possible en Loire Atlantique et peut-être bientôt dans toute la France. La fraicheur, la traçabilité, sans pasteurisation et sans écrémage sont des attouts non négligeables mais aussi pour l’agriculteur un moyen  de mieux rémunérer son travail quotidien.

La vente de lait frais à domicile permet à un jeune couple d’assurer 5 % de son chiffres d’affaires, avec aussi le reconnaissance des clients pour les heures passées à s’occuper de son cheptel

Pour recevoir son lait frais le matin, le client laisse un message sur le répondeur de la ferme en précisant la quantité de lait à livrer. C’est aussi une solution écologique ! Plus de bouteille à jeter !

 

Breakslip : des culottes pour la biodiversité

 

 

La mise en place de ce protocole est inspirée d’une démarche mise en oeuvre chez nos voisins britanniques engagés dans le projet RiskAquaSoil.

Il s’agit d’enfouir des culottes 100% coton dans le sol pendant 8 semaines afin de vérifier son activité agronomique et de démontrer que la qualité des sols peuvent être des éléments de réponses aux enjeux climatiques.

Pourquoi utiliser des culottes ? 

Simplement parce que dans certains cas l’activité biologique est si intense que le textile s’en trouve tellement dégradé qu’il serait impossible de le retrouver au bout des deux mois.

L’avantage d’enfouir une culotte est qu’elle comporte des élastiques et des coutures qui ne se dégradent pas, on peut donc retrouver le sous-vêtement sans difficulté afin de l’étudier.

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En France, cette démarche expérimentale et scientifique a déjà été mise en place par certaines Chambres d’agriculture dans le but de comprendre l’impact des pratiques agricoles sur la qualité de la terre.

En Dordogne, la Chambre d’agriculture a décidé de s’appuyer sur les agriculteurs engagés dans le réseau DEPHY pour mettre en place ce protocole ainsi que sur ses techniciens référents en agronomie.

Une demande de partenariat a été initiée auprès d’une marque de lingerie engagée dans une démarche environnementale afin de pouvoir bénéficier de culottes de qualité pour favoriser la réussite de cette expérimentation. La marque de lingerie en coton biologique Olly, a répondu favorablement à notre demande.

Les culottes ont été enfouies en Bergeracois sur une exploitation viticole dans deux sols aux activités biologiques présumées plus ou moins intenses pour démontrer l’intérêt d’un sol en bonne santé dans un contexte de changement climatique.

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Breakslip, et c’est le déclic ! 

Enterrer une culotte pour étudier la vie des sols ? C’est osé, mais très sérieux ! Cet événement original qui est en fait un véritable protocole scientifique a vu le jour en Grande-Bretagne pour susciter une prise de conscience sur le rôle de la vie dans le sol. En effet ces culottes 100% en coton vont livrer de nombreuses informations sur leur terroir d’adoption. Après 8 semaines enterrées à 20 cm sous terre dans trois types de sols différents, voici le verdict :

Pour Anthony Castaing, viticulteur bergeracois, chez qui les culottes ont été enterrées :  « il reste l’élastique »

Plus le sol est vivant, plus il se structure. Aéré et filtrant, il contient une meilleure réserve utile en eau. Les insectes, mollusques et surtout les bactéries et les champignons travaillent le sol naturellement profit des cultures. Sans activité biologique forte, les sols sont vite plus compacts et subissent plus durement l’érosion. En cas de fortes précipitation notamment, un sol sans vie absorbe moins l’eau et cela peut augmenter le ruissellement, le lessivage des terres ou même accentuer les crues. Or, avec l’évolution programmée du climat, les événements climatiques extrêmes risquent fort de s’accentuer dans la région. 

Connaître la vie des sols et surtout les paramètres qui l’influence est donc un véritable enjeu pour l’agriculture européenne. Le projet Breakslip a été mené avec succès chez nos voisins anglais pour faire un bilan de l’état des sols.

Huit semaines ont passé et les culottes sont entièrement consommées ! … Terminées pour elles… et c’est tant mieux ! Si la culotte est dégradée c’est que la flore microbienne les microbes et bien sûr les vers de terre et autres mollusques sont bien présents.

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Cultiver avec des couverts végétaux, des légumineuses et des graminées peuvent attirer plus de vie sur une vieille vigne. Sur une vigne plus jeune qui a été labourée récemment, les culottes du viticulteur sont moins dégradées… mais aussi riches d’enseignements !

En effet, le résultat est tout de même positif. Anthony a pu en déduire plusieurs informations. Le passage du tracteur a pu compacté les sols et surtout il a pu mesurer l’impact des couverts végétaux sur les terres où les culottes sont le mieux dégradées. D’autres informations viendront. Il s’agit d’en avoir un maximum pour constituer un tableau croisé des paramètres qui influencent la vie des sols. A travers le projet Breakslip, c’est donc un projet de recherche global en agronomie.

Travailler ensemble pour améliorer la résilience des sols face aux évolutions climatiques mais aussi améliorer la fertilité et la structure des sols pour une meilleure productivité, c’est le pari réussi de l’équipe Breakslip. Ce projet qui a déjà été appliquée en France attend toujours nouveaux adeptes. Alors si vous avez un bout de terrain et que vous souhaitez faire le test : plantez vos culottes ! Et partez à la découverte de la vie de vos sols.

Les partenaires techniques et financiers du #BreakSLIP

Ce projet bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne via le programme Interreg Espace Atlantique.

Le #BreakSLIP est porté par la Chambre d’agriculture de Dordogne en partenariat avec :

  • Les viticulteurs du Bergeracoisengagés dans le réseau Déphy (agriculteurs engagés dans une démarche de réduction de l’utilisation des produits phytos – Plan Ecophyto)
  • Olly, la marque de lingerie en coton bio, fournisseur des culottes 100% coton qui servent de socle à la mise en place du protocole

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Cette vidéo a été réalisée par miamedia. Un projet de recherche en agriculture à valoriser ? Contactez nous vite !

Resto à la ferme : mode d’emploi

TAPAS – 4 from Miamedia TV on Vimeo.

BRUNCH-3 from Miamedia TV on Vimeo.

Les marchés agricoles sont fluctuants et les revenus d’une exploitation peuvent subir des variations importantes. Face à cette instabilité économique, des agriculteurs Vaudois ont trouvé des solutions innovantes et originales pour commercialiser différemment. C’est le cas de Yannick Passas, qui gère une exploitation viticole de 15 Ha en biodynamie. Depuis 2009, il a ouvert sa ferme au public et y organise de nombreux événements.

Après avoir créé la marque MM la maison du moulin, il organise des événements ciblés pour attirer la clientèle. Malgré la localisation du domaine, Yannick et ses collaborateurs ont su attirer et créer une communauté d’habitués. Il offre à ses clients une variété d’évènements tels que les soirées tapas du vendredi afin d’accompagner la dégustation de ses vins ou les brunchs et marché aux légumes du samedi matin.

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La démarche de Yannick offre à son public une vision et un partage de son domaine. En se rapprochant du consommateur il peut expliquer ses méthodes et ses convictions et répondre précisément à leur question, fidélisant ainsi les clients. Plus qu’un domaine viticole, la maison du moulin est un lieu d’échange. Une manière de consommer autrement.

Avec cette démarche, Yannick a dû acquérir de nouvelles compétences, tant au niveau marketing que communication. Il a également dû apprendre une nouvelle gestion des stocks et du temps.

Grâce à ces événements, Yannick a permis de diversifié ses canaux de vente et son chiffre d’affaire. Il a surtout diminué la dépendance de son exploitation face aux acheteurs et appris à valoriser son vin au mieux. Mais il ne compte pas s’arrêter là : de nombreux partenariats ont vu le jour comme l’installation d’une borne de recharge pour voiture électrique Tesla, un atout marketing qui fait connaître le domaine..

La mise en place d’accueil et d’activités en lien avec l’agriculture se sont de plus en plus développées ces dernières années. C’est le choix qu’a fait la famille Cretegny. Depuis une trentaine d’années, elle accueille petits et grands dans sa ferme. Les activités offertes vont de l’organisation d’anniversaire aux brunchs en passant par l’école à la ferme.

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Les raisons qui ont poussé à développer l’agritourisme sont au départ purement économique. Il a fallu trouver une nouvelle source de revenu, sans avoir besoin de quitter de domaine familial. L’agritourisme est une évidence, la famille aime la cuisine, et le contact avec le consommateur

En 2000, la famille Cretegny prend un nouveau tournant avec la transformation de l’ancienne étable en lieu d’accueil, après l’abondant du bétail. A l’offre déjà existante vient s’ajouter au fils des ans l’organisation d’anniversaires et des camps à la ferme, des brunchs le dimanche et repas,  la transformation du marché en self-service et répondre ainsi à une demande de plus en plus importante. Il a donc fallu acquérir de nouvelles compétences.

Il a fallu se former acquérir des licences dans la restauration et œnotourisme, ce qui implique une certaine rigueur de travail. Malgré les coûts, cette démarche a permis à la famille Cretegny d’avoir une autre source de revenu et de maintenir le domaine agricole. De rapprocher consommateur et producteur, ainsi donc de reconnecter les citadins au monde agricole. De créer une économie locale et de valoriser l’entier de l’exploitation agricole

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Agritourisme à la ferme :

quelles options ?

L’accueil à la ferme bénéficie d’un statut moins contraignant que l’hotellerie, justement parce qu’il vient compléter une activité agricole. Il y a bien sûr des seuils à respecter pour ne pas basculer dans le régime de l’hotellerie. La réglementation est aussi différente selon le type d’accueil qui est pratiqué : gîte (meublé de tourisme ou gîte d’étape), chambre d’hôte, table d’hôte, ferme auberge et camping.

Gîte rural

Les gîtes sont des appartements/maisons loués entièrement meublés et indépendants (salle de bain, cuisine…). Ils sont généralement loués à la semaine ou sur des courts séjours en hors saison. Cette forme d’accueil est celle qui nécessite le moins de temps de travail, ce temps se concentrant le samedi, jour d’arrivée et des départs.

  • Gîte d’Accueil Paysan : Le gîte doit se situer à proximité de l’habitation principale. La recherche de temps de rencontre et la convivialité sont au cœur de cette formule d’hébergement qui laisse toutefois une grande autonomie.

Chambres d’hôte

Elles doivent être chez l’habitant (directement dans la maison ou dans le corps de ferme). Une salle de bains peut être utilisée par les hébergés de deux ou trois chambres.

Une même ferme doit posséder moins de 5 chambres et  moins de 15 personnes pour rester dans la classification « chambre d’hôtes ». L’hébergeur est tenu d’assurer le petit déjeuner et de fournir du linge de lit. Ce type d’accueil se caractérise par des courts séjours (les personnes restent en moyenne 3 nuits sur un même lieu), et un temps de travail important. Les personnes venant en chambres d’hôtes ont une attente très forte d’échange et d’accueil. L’organisation des réservations doit être précise.

  • Chambres d’Accueil Paysan : elle doit posséder un niveau de confort conforme à l’habitat local et doit être le reflet des activités, des manières de vivre de l’accueillant. Si celui-ci est un producteur, ce système d’accueil doit permettre la valorisation de son métier qu’il fait découvrir et le conforte dans les valeurs qu’il représente, ainsi que la valorisation du fruit de son travail par la vente de ses produits. Si l’accueillant est acteur rural, il fera la promotion des produits paysans de la région.
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Tables d’hôte

La dénomination « tables d’hôtes », par opposition à l’auberge, est réservée aux repas pour les personnes qui dorment  sur place. Ce doit être un repas unique (pas de menu, service unique), à la table familiale, le nombre de personnes ne doit pas dépasser 15 personnes, la cuisine doit être fonctionnelle sans répondre aux normes de la restauration « classique ». Pour les fermes isolées proposant des chambres d’hôtes, il est souhaitable de proposer cette formule aux hôtes qui souhaitent souvent rester sur place le soir.

  • Table d’Accueil Paysan avec hébergement : les aliments doivent majoritairement provenir de la ferme ou des fermes alentours
  • Table d’Accueil Paysan  sans hébergement : Cette formule est propre au label Accueil Paysan et a été acceptée par la Répression des Fraudes nationales lors des modifications des cahiers de charges. Elle est réservée aux agriculteurs inscrits à la MSA. Le paysan n’accueillera à sa table pas plus de 15 personnes en servant majoritairement les produits de sa ferme.

Fermes Auberges

Elles sont soumises aux mêmes normes sanitaires que la restauration (à voir avec la DSV). 75 à 80 % des produits servis doivent être issus de la ferme et des fermes voisines.

  • Auberge paysanne d’Accueil Paysan : L’accueillant doit être disponible pour les dialogues et les échanges, sans pour cela partager le repas avec les accueillis. Le paysan valorise ses propres produits à la table de l’auberge. Le reste des ingrédients proposés seront issus de produits locaux et qui correspondent au cahier des charges des « produits paysans ».
  • Auberge du pays d’Accueil Paysan : sont concernés les adhérents non inscrits à la MSA. L’aubergiste s’approvisionne chez les producteurs locaux pour les ingrédients de base de ses repas. Il valorise ainsi les produits issus des fermes de proximité dont il garantit la qualité sanitaire et gustative. Par là même il fait la promotion des produits paysans de sa région et en indique la provenance sous forme d’affiches ou dépliants. Avec cette synergie solidaire nécessaire entre le monde rural et paysan, l’aubergiste correspond à la Charte.

Gîtes d’étape

Hébergement fonctionnel mais simple (souvent des petits dortoirs, une salle d’eau à partager…) aux tarifs modérés. Les personnes restent 2 à 3 nuits et viennent en gîte d’étape dans un objectif d’activité à pratiquer (randonnées…). En ce qui concerne les normes de sécurité, la notion de gîte de groupe peut poser des problèmes face à la réglementation incendie. Les dortoirs doivent, dans certains cas, être équipés comme des établissements recevant du public (alarme incendie, évacuation…).

  • Relais d’Accueil Paysan : le lieu d’accueil doit être situé au plus près de l’habitation principal,  il est obligatoire de mettre une cuisine en gestion libre en complément à la table d’accueil paysan, dans un souci de diminuer les coûts pour l’accueilli.
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Campings

En-deça de 7 emplacements, le camping doit faire l’objet d’une déclaration en mairie. Il est dit « camping déclaratif » car ouverture sur déclaration préalable en Mairie : interdiction d’implanter des habitats légers de loisir (HLL), obligation d’avoir un point d’eau avec douche, toilettes, lavabos, eau potable et assainissement. Ce bloc sanitaire peut être dans l’habitation principale.

A partir de 7 emplacements, une demande de permis de construire et une déclaration en Préfecture sont obligatoires. Il existe deux types de camping (de 7 à 25 emplacements) :
l’aire naturelle de camping : ouverte 6 à 7 mois par an. Par exemple : une pâture servant aux bêtes 4 mois/ an et le reste du temps en aire de camping. Le terrain doit pouvoir garder son caractère agricole.
le camping permanent.

Dans ces deux cas de camping déclaré en Préfecture, 30% des emplacements peuvent être des habitations légères de loisirs : caravane, mobil-home, yourte, chalet amovible.

  • Camping et aire naturelle d’Accueil Paysan : ils se situent tout naturellement à proximité de l’habitation principale de l’accueillant. Ce dernier propose les produits de sa ferme ou de son potager ainsi que d’autres produits paysans du terroir local. Dans ce cas, il doit en faire connaître la provenance à ses hôtes. L’accueillant doit faire preuve d’un réel désir de faire connaître son métier ses activités, de partager son savoir et son savoir faire.

Vidéos financées par la DGAV du Canton de Vaud et réalisées par miamedia. Textes « accueil à la ferme » proposé par l’ADEAR et l’association Accueil Paysan.