La méthode sandwich : régalez votre terre

Arbo : la méthode sandwich en vidéo

 

Le GRAB et l’atelier paysan se sont associés pour expérimenter du matériel adapté à la gestion d’un verger biologique et accessible à tous les agriculteurs en auto-construction.

Un outil sandwich

Cet outil dit sandwich maintient un enherbement central (favorable à la biodiversité) tout en réduisant significativement la concurrence. Il permet ainsi de relever le défi de la gestion de l’enherbement sur le rang.

 Définition du système sandwich selon le FiBL (Institut de recherche bio suisse) :
Il s’agit d’une bande enherbée, ensemencée ou plantée, non travaillée de 25 à 40 cm de largeur sur la ligne des arbres, entourée de chaque côté d’une bande travaillée de 40 à 50 cm de largeur.
La surface ouverte sur les deux côtés, est équivalente à celle obtenue avec le système d’entretien traditionnel.
Pour compenser la concurrence de la bande enherbée du milieu, les racines de l’arbre se concentrent dans les bandes latérales travaillées (pas de concurrence).

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Avantages et inconvénients du système sandwich avec la piloselle

Avantages Inconvénients :

  • Maintien d’une bonne structure du sol
  • Augmentation de la biomasse microbienne, enrichissement en humus et amélioration de l’activité biologique du sol
  • Augmentation de la biodiversité floristique favorable aux auxiliaires
  • La piloselle freine fortement le liseron, le chiendent et les autres adventices (effet allélopathique)
  • Même croissance des arbres qu’avec sarclage traditionnel
  • Pas de rejet près du tronc provoqué par le travail du sol
  • Evite le travail entre les arbres (suppression de blessures des troncs par les outils ou les machines)
  • Diminution des coûts et rationalisation du travail Caractéristiques de la piloselle
  • Semences très petites, taux de germination de 80% pour des graines de l’année précédente
  • Plante vivace se propageant par ses stolons
  • Feuilles basales en rosette formant un tapis dense
  • Atteint env. 3-5 cm de hauteur et les hampes florales env.15-20 cm
  • Aime la pleine lumière, les sols maigres, peu acides et plutôt séchards, mais supporte les arrosages au goutte à goutte si le sol est bien drainé
  • Peut cohabiter favorablement avec d’autres plantes comme les trèfles, les géraniums, les potentilles
  • Effet allélopathique inhibant la germination et le développement d’autres plantes, cet effet peut varier selon les espèces végétales en présence et les conditions pédo-climatiques
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o Plantation en avril jusqu’à fin août si arrosage ou jusqu’à mi- octobre

o Densité : 3 plants mottés par mètre linéaire. La plantation en ligne simple suffit.

o On peut aussi replanter des mottes prélevées sur les plantations plus anciennes.

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Entretien en période d’installation :

o Faucher 1 à 2 fois en fonction du développement des mauvaises herbes, au-dessus des feuilles de la piloselle (en évitant de préférence les 2 périodes de floraison de la piloselle)

o Supprimer les graminées à fort développement

 

Merci au GRAB pour la diffusion de cette vidéo :logo-GRAB

 

Pastoralisme : le retour !

 

Le pastoralisme : un enjeu fondamental pour les territoires

Le pâturage pour dynamiser un paysage, c’est possible ! Dans le sud-ouest de la France, des éleveurs réinvestissent la pratique du pastoralisme sur des surfaces en déprise.

Les avantages du pastoralisme sont nombreux. Tout d’abord, les terres non entretenues favorisent le risque d’incendie. La forêt reprend si vite ses droits qu’elle ferme les paysages. Or, d’après les recherches du Cairn, un changement dans la structuration de la nature a de nombreuses implications économiques et sociales. Tourisme, risque incendie mais aussi tissu social lorsque des zones rural sont enclavées, tous ces secteurs sont impacts par la fermeture des paysages.
En Dordogne, le taux de boisement approche 50% et ce chiffre augmente chaque année. Un équilibre est donc à rechercher et la forêt a besoin d’être entretenue en créant ou en maintenant des espaces ouverts. Et pour ce travail technique, les brebis sont toutes indiquées.

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Pour ce faire, le pastoralisme est la solution idéale. Cette méthode naturelle et non contraignante permet d’entretenir les sols tout en bénéficiant aux éleveurs par l’apport de ressources gratuites. Afin d’organiser et de pérenniser cette pratique ancienne, 5 associations foncières pastorales libres ont vu le jour depuis 2016 en Dordogne .
En effet, le pastoralisme bénéficie aussi aux propriétaires qui ont la possibilité d’entretenir gratuitement leurs parcelles. Le propriétaire conserve son plein usage de son bien hors des périodes de pâturage. Mieux les exploitants agricole bénéficient d’un enrichissement naturel des sols.

Le pastoralisme permet également de dynamiser le territoire. Lors de l’installation d’un troupeau pour la pâture, des emplois sont créés et la richesse du territoire est directement valorisée. Si Christophe et Anne ont quitté la Normandie pour la Dordogne, c’est pour les opportunités d’y développer le pastoralisme.

Parce qu’il réunit propriétaires de terres et agriculteurs, le pastoralisme créé du lien social. L’AFPL intervient pour créer le contact et organiser les pâtures.
Depuis 2018, le projet Brebis-link s’est fixé pour objectif de tester la valeur agronomique du pâturage sur toutes les surfaces dites additionnelles. Outre les surfaces pastorales, les vergers, les vignes, les céréales et les noyers de la région hébergent des ressources fourragères qui présentent un intérêt pour les troupeaux. On observe notamment une baisse de l’utilisation de phytopharmaceutiques et de compléments alimentaires.

Brebis, éleveurs, propriétaires et bien sûr consommateurs, tout le monde est gagnant. Que vous souhaitez accueillir des éleveurs ou faire saturer vos animaux, la Chambre d’agriculture de Dordogne peut vous renseigner et vous accompagner dans vos démarches.

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En France, 60 000 exploitations agricoles valorisent des surfaces pastorales, c’est-à-dire des espaces semi-naturels pâturés. Celles-ci représentent une partie importante des ressources fourragères d’un troupeau. Pour maintenir la valorisation de ces surfaces, les Chambres d’agricultures accompagnent sur le terrain les agriculteurs dans l’évolution des systèmes agricoles et pastoraux en oeuvrant pour la prise en compte des spécificités de chacun.

Dans certains massifs, les surfaces pastorales sont indispensables à l’équilibre alimentaire des troupeaux et donc à la viabilité des exploitations. Au delà de sa place dans l’agriculture, le pastoralisme bénéficie aussi à la collectivité par l’entretien d’espaces agricoles.

Pour revaloriser des zones en déprise agricole et relancer la production ovine, éleveurs et collectivités locales travaillent à une expérimentation de pastoralisme. L’enjeu pour le territoire est à la fois économique, environnemental et social.

Les collectivités se mobilisent pour limiter la déprise agricole et la fermeture du paysage.

La mise en place de la charte forestière Sud Périgord a mis en évidence la fermeture du paysage avec des taux de boisement atteignant jusqu’à 70 % sur certaines communes.

Sollicités par les élus locaux pour répondre à cette préoccupation, l’antenne de la Chambre d’agriculture de Sarlat et le CrDA du Périgord Noir ont engagé des actions capables de recréer du lien et de participer à la redynamisation des territoires.

Des actions similaires sont en cours sur d’autres parties du territoire pour relancer l’activité pastorale.

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La relance du pastoralisme en Dordogne depuis 2011

Une opération test a eu lieu en août 2011, sur les communes de Campagnac et Saint-Pompon.

Ces communes, situées dans le sud du Périgord Noir, ont reçu des troupeaux afin d’observer l’impact du pâturage sur des zones en friches, des landes embroussaillées ou des zones boisées.

Cette opération fut l’occasion de sensibiliser les éleveurs locaux et de démontrer l’intérêt de ces nouvelles pratiques en termes d’engraissement et d’alternative au système céréales traditionnel.

Sur le terrain, les Chambres d’agriculture accompagnent les éleveurs qui utilisent des surfaces pastorales :

  • suivi technico-économique des exploitations, notamment par le biais de diagnostics
  • élaboration de références et d’outils d’aide à la décision
  • organisation de journées techniques et de sensibilisation
  • réalisation d’études sur le pastoralisme

Certaines Chambres d’agriculture accompagnent également les autres gestionnaires d’espaces pastoraux : groupements pastoraux, associations foncières pastorales…

Elles participent par ailleurs à la valorisation des produits issus de la montagne et des zones pastorales par le développement des signes de qualité, des circuits courts…

Qu’est-ce que le pastoralisme ?

Le pastoralisme regroupe l’ensemble des activités d’élevage valorisant par le seul pâturage les ressources fourragères spontanées des espaces naturels. Ces surfaces pastorales assurent tout ou une partie de l’alimentation des troupeaux.
Cette activité de production peut s’exercer sur des surfaces pastorales proches des sièges d’exploitation (parcours et estives locales) ou s’organiser à l’échelle régionale ou interrégionale en ayant recours aux transhumances estivales ou hivernales.
La relation homme-animal-nature est la clef de voûte du système d’élevage pastoral. Les éleveurs et bergers doivent en effet s’appuyer sur des races animales adaptées et sur la complémentarité des milieux et des ressources pastorales pour satisfaire les besoins d’un troupeau.

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40 ans de la loi pastorale française

L’Association française de pastoralisme (AFP) et les Chambres d’agriculture ont organisé le 1er mars 2012 une journée pour les 40 ans de la loi pastorale. Cette journée a permis de dresser des perspectives pour l’avenir du pastoralisme en Europe, notamment sur la prise en compte du pastoralisme dans la future Pac. La loi pastorale a favorisé le maintien et la modernisation des activités pastoraleset permis la création de trois structures innovantes : les Associations Foncières Pastorales, les Groupements Pastoraux et les Conventions pluriannuelles de Pâturage.

En savoir plus : consultez le communiqué et dossier de presse de la journée européenne sur le pastoralisme

Le pastoralisme en chiffres :
  • 60 000 exploitations agricoles
  • près de 2 millions d’hectares valorisés

Vidéos et photos réalisées par miamedia. Un projet de recherche en agriculture à valoriser ? Contactez-nous vite !

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Agribashing : mythe ou réalité ?

« Ici, on cultive votre futur cancer. «  écrit sur un panneau à l’entrée d’un champ : vous trouvez ça normal ? Si oui, c’est que vous avez êtes probablement atteint d’une maladie devenue courante aujourd’hui : l’agribashing. Si le mot est sur toutes les bouches, c’est bien parce que le phénomène a pris ces dernières années une ampleur controversée, mais très relayée par les médias.  En effet, si les agriculteurs sont bel et bien touchés par le phénomène, ce dernier ne serait-il pas également amplifié par les réseaux sociaux et les questions politiques ? Et si au final, l’agribashing ne serait pas le signe d’un besoin exacerbé de nos sociétés d’avoir accès à l’information, notamment en agriculture ?

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Un panneau d’une rare violence, heureusement plus rare qu’on pourrait le penser…

Agribashing : utilisateurs de phyto autant ciblés que les producteurs ?

 

Oui, les phytosanitaires polluent et sont cancérigènes, en premier lieu pour les agriculteurs eux-mêmes. Des plans pour réduire les phytosanitaires (plan Ecophyto) sont d’ailleurs mis en oeuvre pour diminuer leur utilisation avec un succès très relatif : les ventes de produits phytosanitaires augmentent chaque année. S’il ne s’agit pas ici de remettre en question la potentielle dangerosité de certaines exploitations intensives, il convient de se poser un certain nombre de questions :

Pourquoi dans le secteur agricole, les utilisateurs de produits potentiellement dangereux sont autant, voir plus montrés du doigt que ceux qui les fabriquent ? Pourquoi la révolte contre les produits cancérigènes est-elle plus forte dans le secteur agricole que dans les autres secteurs ? En effet, les sociétés de nettoyage par exemple utilisent des produits chimiques et cancérigènes, mais on trouverait peu approprié d’aller accuser d’empoisonnement une simple femme de chambre. Dans le secteur de l’aéronautique, est-il vraisemblable de s’en prendre au personnel des aéroports ? Autre exemple, est-il juste de s’attaquer aux imprimeurs pour faire cesser la déforestation ? En agriculture , l’agriculteur est tenu comme responsable de l’utilisation mais aussi de l’existence même des produits phytosanitaires qu’il utilise. Un peu comme si le fait d’utiliser des phytos faisait de l’agriculteur un lobbyiste confirmé des produits qu’il utilise. Scoop : la grande majorité des agriculteurs est conscient des dangers de ces produits, à fortiori puisqu’il est le premier à être en contact avec eux, et souvent accompagné de sa famille qui vit en général près des exploitations. S’il les utilise, c’est donc parfois par choix assumé, mais aussi souvent par obligation pour protéger sa subsistance et son emploi. Un militant me dit un jour avec un air avisé : « savez-vous qu’il y a même écrit sur les boites de phytos que c’est bon pour les plantes ? » Signe de l’ignorance du grand public sur ces produits qui, oui, sont bien des médicaments pour les plantes (avec des effets secondaires préjudiciables s’ils sont mal utilisés). Si la révolte contre l’utilisation massive de phytos est juste, c’est donc la cible qu’elle choisit en général qui pose question.

 

Un agriculteur : des agriculteurs

Tous les oeufs dans le même panier ! Si l’agribashing semble battre son plein, c’est peut-être aussi  par méconnaissance du métier d’agriculteur qui a une spécificité : sa variabilité. En fonction du climat, du terroir et avec la nécessité des rotations, chaque année est différence, et chaque exploitation également. En passant à côté d’une parcelle, le néophyte ne pourra pas forcément connaître l’itinéraire technique de l’exploitant. En réalité, il y a des chances qu’il n’y ait pas une goutte de phyto ! En effet, fin 2019, 9,5% de la surface agricole utile des exploitations sont conduits selon le mode de production biologique, soit une parcelle sur dix. Il ne s’agit pas de nier l’utilisation massive sur certaines exploitations, mais de rappeler une évidence : la quantité utilisée est variable et de nombreux agriculteurs conventionnels utilisent très peu de phytos. Enfin, il est à noter que tout produit phytosanitaire acheté doit être utilisé. Cette mesure dont le but est de limiter les réserves et les stocks sauvages qui peuvent être désastreux a comme effet pervers de pousser l’agriculteur à finir son stock alors qu’il n’en a finalement pas eu besoin. Malheureusement, le don de divination n’est pas toujours suffisamment développé chez l’agriculteur qui fait sa commande.

Bien sûr, les actions choc comme ces panneaux posés en bout de champ ont pour objectif de sensibiliser, et il faut le faire. Néanmoins, le faire de cette façon brutale fait-il avancer le débat ? Peut-être, mais cette communication a un effet pervers : faire croire au public que l’agriculteur en général est un pollueur, voire un empoisonneur, un comble pour un métier qui consiste à accompagner dans leur développement des organismes naturels et à nourrir les populations.

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L’agribashing existe-t-il ?

Certains s’interrogent sur la réalité de l’agribashing qui serait juste un phénomène médiatique. En effet, les médias qui aiment attiser les conflits et font leur choux gras des polémiques se sont largement emparés du sujet et ont donné à des actes d’agression envers des agriculteurs une importance supplémentaire, donnant parfois l’impression que le phénomène est global. Quelques chiffres nuancent en effet le phénomène à commencer par celui-ci :

82% des Français aiment leurs agriculteurs

Mais en revanche, lorsque l’on regarde ces mêmes sondages, 52% les jugent «pollueurs», 64% estiment que la profession n’est pas suffisamment attentive à l’environnement et 51% pensent qu’ils n’accordent pas assez d’attention à la sécurité sanitaire. Il semble alors que pour la population, il y a un décalage entre une image très positive « idéalisée » de l’agriculture, mais qui date d’un autre siècle (l’agriculteur dans la nature avec les petits oiseaux) et la réalité moderne. Un agriculteur-entrepreneur en costume avec un smartphone est alors hautement suspect. Un peu comme si l’agriculture n’avait pas le droit d’évoluer et devait rester dans un passé idéalisé. Oui l’agribashing existe donc, mais il concerne les agriculteurs d’aujourd’hui, et non pas l’agriculture en soi, qui reste très largement méconnue et positivement idéalisée. Chez Miamedia, il nous a semblé au cours de nos rencontres avec des gens très éloignés du secteur que l’agribashing est une réalité et on ne compte plus le nombre de petites phrases assassines dirigés sans distinction contre l’ensemble de la profession. Ceux qui connaissent un tant soit peu l’agriculture sont rarement concernés !

L’agribashing : le terme est-il mal choisi ?

Voici d’abord la définition commune du « bashing ». Le terme définit un « dénigrement systématique et répété » qui concerne un individu, une entreprise, un groupe social, un secteur d’activité ou une collectivité, et, par extension, une « forme violente de défoulement », selon Wikipédia. Il évoque également une sorte de jeu, ou une forme de lynchage médiatique, relayé dans les réseaux sociaux. Peut-être que l’agribashing est alors, comme tout phénomène lié aux réseaux sociaux largement exagéré. Les agribasheurs, pour résumer seraient peu nombreux, mais très virulents. Vaut-il mieux alors être critiqué par beaucoup ou haï par peu ? Vaste question. Ce qui est certain, c’est que la violence de certaines agressions, même rares, touche émotionnellement une bonne partie de la profession, qui souffre malgré tout d’un déficit d’image.

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Sortir de l’agribashing :

Depuis l’apparition récente du terme « Agribashing » (2 ans !), des voies se font entendre pour remettre en question l’utilisation du terme. En parlant d’agribashing, on ferait la publicité de l’agribashing, bref, on devient un peu un basheur. Le média-bashing peut alors prendre le relais. Dans cette hypothèse connue, toute communication sur un sujet le valorise et le transmet, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aucune campagne contre le suicide : elles se soldent toutes par une augmentation des suicides ! Ainsi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, qui lors de la conférence de presse d’ouverture du Salon demandera de bannir le mot agribashing.  Il s’agit pour elle de ne pas s’enfermer dans une posture négative, voire de victime, qui n’incite guère à l’action, pour adopter des formes de communication proactive ou positive.
Pour Jacques Jaouen, encore président de la Chambre régionale de Bretagne « Nous observons en effet un paradoxe : la production agricole est reconnue comme la plus qualitative et sûre du monde, mais les Français en doutent ou l’ignorent.

L’agribashing serait donc un mélange entre un phénomène réel souvent très violent mais relativement rare et qui concerne des cercles finalement très éloignés de l’agriculture et un phénomène purement médiatique amplifié par la présence récente des agriculteurs et du microcosme « online » sur les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, ces attaques injustifiées doivent être considérées, par la loi quand c’est nécessaire (intrusion, diffamation) mais ne doivent pas être généralisées à l’ensemble de la population. Par ailleurs, les méthodes de sorties relèveraient plus d’un besoin d’information dans une société où l’on veut tout connaître de ce que l’on mange (provenance, itinéraires techniques, etc..). Traitons donc l’agribashing comme il se doit, en informant sur les bonnes pratiques, c’est à dire les alternatives aux produits phytosanitaires et en répondant au besoin de transparence des consommateurs.

L’agribashing serait alors un terme à proscrire et pourquoi pas à remplacer par un autre qui témoignerait mieux de la situation : l’Agri-gnorance ?

 

Merci à Rémi Mer pour son éclairage sur le sujet.